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La Haute-Gaspésie espère un assouplissement des mesures sanitaires

Une auberge en premier plan et l'église, plus loin.

À Sainte-Anne-des-Monts, le tourisme hivernal souffre des mesures sanitaires.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Le premier ministre François Legault doit annoncer mardi des assouplissements aux mesures sanitaires pour certaines régions moins touchées par la COVID-19. Les résidents de l’Est-du-Québec espèrent en faire partie, d’autant plus qu’il n’y a eu aucun cas de coronavirus recensé aujourd’hui.

En Haute-Gaspésie, par exemple, le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, fait valoir que la région a un bilan exemplaire avec seulement 37 cas depuis le 15 mars.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes. Derrière lui, une ancre de bateau, le fleuve et un navire de marchandise au large.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, souhaite que le couvre-feu, s'il demeure, soit reporté à 22 h.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Il rappelle que les pertes financières sont importantes pour les entreprises et qu’elles doivent donc rouvrir avec un minimum de contrainte.

Il aimerait que les élèves du secondaire puissent aller à l'école en présentiel à temps complet.

Pour faire bouger davantage les citoyens, il suggère que le couvre-feu soit déplacé à 22 h plutôt qu’à 20 h, comme c'est le cas actuellement.

La raison est fort simple, précise-t-il. Ce serait pour permettre notamment l’activité physique dans les infrastructures, je parle des gymnases de l’école, de la piscine, je parle de l’aréna.

Pour sa part, le propriétaire d’Extrême Chic-Chocs, Alain Thibault, ne peut pas accompagner les touristes en motoneige dans les montagnes gaspésiennes.

Alain Thibault, propriétaire d’Extrême Chic-Chocs

Alain Thibault, propriétaire d’Extrême Chic-Chocs, espère faire profiter les motoneigistes des belles conditions hivernales.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

À contre-cœur, il a dû annuler toutes les réservations. Le calendrier était pas mal complet, se désole-t-il. Les gens appellent souvent pour savoir. En plus, on a eu de belles quantités de neige.

C’est un dur moment à passer pour son entreprise saisonnière. [Le problème], dit-il, c'est que dans toutes les entreprises, on a douze mois de paiements alors quand on ne roule pas, il n’y a pas d’argent qui entre.

Heureusement, l’été dernier, il a fait de bonnes affaires en offrant des randonnées en jeep.

Il espère que le 8 février, les mesures pour contrer la COVID-19 seront allégées et lui permettront de sortir à nouveau sa motoneige. Mais, prévient-il, il ne faudra surtout pas d'ambiguïtés dans les consignes sanitaires.

Sentier de motoneige gaspésien longeant les montagnes

Sentier de motoneige gaspésien longeant les montagnes (archives)

Photo : courtoisie SADC Richard Marin

Sa clientèle provient de l’extérieur de la région. C’est du monde de Montréal, Québec, de l’Abitibi, du Saguenay… c’est de voir vraiment à ce que les consignes soient claires, mentionne-t-il. Est-ce qu’ils peuvent se déplacer et venir si on peut les guider ou est-ce qu'on peut garder ça juste pour notre région? C’est ça qui va être très, très, très important de savoir.

Il rappelle que l’industrie du tourisme hivernal génère des retombées économiques importantes pour la région.

De son côté, le propriétaire de l’Auberge la Seigneurie des Monts, Sylvain Tanguay, souhaite offrir un peu plus de services aux clients de son auberge, comme il a pu le faire cet été.

Sylvain Tanguay, propriétaire de l’Auberge Seigneurie des Monts,

Sylvain Tanguay, propriétaire de l’Auberge Seigneurie des Monts, aimerait revenir à des mesures plus clémentes, semblables à celles de l'été dernier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Il propose par exemple que les gens puissent être présents dans les espaces communs. Aussi, il aimerait pouvoir servir des déjeuners aux tables.

C’est de pouvoir avoir un meilleur contact avec nos clients tout en respectant les mesures d’hygiène. Un peu comme l’été passé, explique-t-il. C’est un peu notre marque de commerce : la notion d’accueil, de service. Ce sont ces zones-là qui sont plus difficiles actuellement.

Tous attendent l’annonce de mardi avec impatience, espérant que le premier ministre saura récompenser le bilan exemplaire de la Haute-Gaspésie.

D’après le reportage de Jean-François Deschênes

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