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Retour très attendu pour les élèves de quatre régions sanitaires de l'Ontario

Des élèves dans une classe.

Environ 280 000 élèves de l'Ontario retourneront sur les bancs de l'école lundi. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Sherry Vivian

Radio-Canada

Les élèves de quatre régions sanitaires en Ontario retourneront sur les bancs de l'école lundi. La province a donné le feu vert à 280 000 enfants et adolescents après un mois de confinement.

Le gouvernement ontarien a autorisé la reprise des cours en présentiel à compter de lundi sur les territoires des bureaux de santé d'Ottawa, de l'Est de l'Ontario, de Middlesex-London et du Sud-Ouest.

Les règles ont toutefois changé dans le dernier mois. Le port du masque est devenu obligatoire dès la première année. Les membres du personnel doivent maintenant prouver qu'ils ont fait l'autoévaluation de leurs symptômes chaque jour, avant d'aller à l'école. La même preuve sera demandée aux élèves du secondaire dès le 10 février.

Pour l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, ce n'est pas suffisant. La présidente, Anne Vinet-Roy, se désole de constater que certains changements attendus n'ont pas été réalisés, notamment en ce qui concerne la ventilation dans les écoles.

Anne Vinet Roy en entrevue dans son bureau. Derrière elle une immense plante et une bibliothèque bien garnie.

Mme Vinet Roy croit également que les exigences du ministère quant à la présence-écran sont difficiles à atteindre.

Photo : Radio-Canada

On n'a pas de documents ou de preuves concrètes que ça a été corrigé à 100 % partout, fait-elle valoir en entrevue. Et on sait qu'il n'y a pas eu l'embauche supplémentaire de membres enseignants de surplus ou de personnel scolaire en éducation pour réduire le nombre d'élèves par classe.

Des parents très contents

Ma fille est très contente de retourner à l'école en présentiel et de revoir ses amis, fait valoir Christian Prémont. Je ne pense pas que ça va être pire que ce que c'était avant [la fermeture des écoles].

M. Prémont fait confiance aux mesures qui ont été mises en place pour éviter que les enfants ne contractent la COVID-19.

C'est une normalité un peu plus réelle qu'être devant un écran toute la journée, ajoute Étienne Trépanier. Je pense que c'est positif et puis on souhaite que ça se maintienne jusqu'au mois de juin.

D'autres parents sont d'avis qu'on n'aurait jamais dû fermer les écoles à la base. Ceux-ci espèrent que ce retour en classe sera définitif, peu importe ce qui arrive par la suite.

On ne devrait jamais fermer toutes les écoles, lance Nicolas Moyer, qui est également père. Il estime que la fermeture des écoles est une réponse universelle inadaptée à la situation.

« Le prix collectif qu'on paie est immense et on ne parle pas juste d'argent.  »

— Une citation de  Nicolas Moyer

Charlotte Breault-Laurencelle est une élève d'Ottawa. Elle se dit contente de retourner à l'école. C'était difficile de trouver la motivation [pour les cours en ligne], explique-t-elle.

Les élèves du sud de la province, dont Toronto, poursuivront l'apprentissage en ligne au moins jusqu'au 10 février.

Avec les informations de Catherine Morasse

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