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Vers une réouverture des commerces non essentiels au Québec

Un couple, vu de dos, marche dans une rue désertée d'un centre-ville.

François Legault a exprimé son souhait d'apporter une bouffée d'oxygène aux commerçants.

Photo : Reuters / THILO SCHMUELGEN

Le premier ministre du Québec, François Legault, a évoqué son désir de vouloir rouvrir les commerces non essentiels qui sont fermés depuis le 25 décembre. Mais est-ce que toutes les conditions sont réunies pour cela?

Dans un message publié sur Facebook, François Legault a exprimé son souhait d’assouplir certaines règles. J’aimerais, si la situation le permet, pouvoir redonner un peu d’oxygène à nos commerçants.

Les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier. Ils devaient rouvrir le 11 janvier, mais leur fermeture a été prolongée jusqu’au 8 février.

À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), on se réjouit de la réouverture très probable des commerces non essentiels.

« C'est un soulagement, mais certains secteurs resteront fermés, comme les bars et les restaurants. »

— Une citation de  Francis Bérubé, analyste principal des politiques FCEI

M. Bérubé rappelle qu'une étude de la FCEI anticipe que 10 % des entreprises privées pourraient fermer si les mesures de confinement persistent. Cela représente 290 000 emplois, il y a de véritables enjeux, ajoute-t-il.

Si les signes sont encourageants, la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Montréal, estime qu’une réouverture des commerces est encore prématurée.

Une affiche sur laquelle on peut lire « fermé » et « en ligne » dans la porte d'un commerce non identifié.

Les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Ça me semble un peu dangereux, car on est revenu au niveau de transmission communautaire juste avant les Fêtes, au moment où on a pris la décision d’augmenter les mesures de confinement pour empêcher l’engorgement dans les hôpitaux, a-t-elle indiqué lors d’une entrevue à RDI matin.

Dimanche, Québec enregistrait 1223 nouveaux cas et 31 décès supplémentaires. Ces nombres sont relativement stables depuis plusieurs jours.

« On n’est pas encore rendu à un taux rassurant […]. On peut même prédire qu’au moment où on va relâcher certaines mesures, les cas vont réaugmenter. »

— Une citation de  Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Montréal

Selon Francis Bérubé, 90 % des membres de la FCEI qui dépendent de la vente en magasin disent que c'est assez facile de limiter le nombre de clients.

Nous pensons qu'il est possible de trouver un compromis pour sauver les PME et contenir la pandémie avec différentes mesures de santé publique, assure-t-il.

Des régions qui vont mieux

La Dre Tremblay admet que certaines régions de la province s’en sortent mieux que d’autres. Il n’y a pas eu un seul cas en Gaspésie depuis plusieurs jours, et à peine deux dans la région du Bas-Saint-Laurent, par exemple.

Des aménagements (en ce qui concerne les mesures de restrictions, NDLR) peuvent être faits, a-t-elle dit.

Toutefois, la médecin met en garde qu’il faudrait protéger ces zones, notamment en ce qui concerne les voyages entre régions.

Si on permet le voyage entre régions, on risque de se retrouver dans même situation que durant l’été. Si on relâche les mesures dans certaines régions, il faut qu'il y en ait d’autres pour diminuer les déplacements d’une région à l’autre, détaille-t-elle sans aller jusqu’à demander la mise en place de barrages routiers.

En ce qui concerne le couvre-feu mis en place entre 20 h et 5 h dans tout le Québec depuis le 9 janvier, tout semble indiquer que le gouvernement n’est pas prêt de le lever.

D’abord sceptique quant à son utilité, la Dre Cécile Tremblay reconnaît aujourd’hui que la mesure semble avoir été efficace.

Cécile Tremblay sourit.

Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, aimerait que les mesures restent en vigueur.

Photo : Université de Montréal

Je ne pense pas qu’il doit être maintenu partout, mais à Montréal et là où il y a beaucoup de transmission communautaire, a-t-elle expliqué.

Quant aux rassemblements, la spécialiste estime que la situation n’est pas encore totalement maîtrisée pour les autoriser à nouveau.

D’après des informations divulguées par La Presse, le gouvernement caquiste ne serait pas tenté de les permettre, surtout dans un contexte de couvre-feu. Il rappelle qu’ils ont justement été l’un des facteurs responsables de la flambée des cas après les Fêtes.

Toujours selon La Presse, les cinémas, théâtres, salles de spectacle, bars et salles à manger des restaurants devraient rester fermés. Le cas des centres commerciaux reste encore à déterminer.

Le premier ministre Legault devrait dévoiler ces annonces mardi à 17 h, lors d’une conférence de presse.

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