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Le défi 28 jours sans alcool en pleine pandémie de COVID-19

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La Maison Jean Lapointe a mené un sondage avec la firme Léger après avoir constaté une augmentation de la consommation d’alcool chez sa clientèle (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

À compter du 1er février, des milliers de personnes partout en province se lanceront le défi de ne pas boire une goutte d’alcool pendant un mois. Le 8e anniversaire du défi 28 jours sans alcool doit composer avec une pandémie mondiale qui a eu pour effet d’augmenter les problèmes de consommation.

Il y a un peu plus de deux ans, la chanteuse Eva Avila racontait sa bataille contre la dépendance à l’alcool. Aujourd’hui, elle est désormais ambassadrice pour la région de Gatineau du défi 28 jours sans alcool de la Fondation Jean Lapointe.

Donner espoir aux personnes qui vivent avec un problème de dépendance à l’alcool, c’est le souhait de Mme Avila. En entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau vendredi, la chanteuse a témoigné de son propre parcours vers la sobriété.

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La chanteuse Eva Avila a levé le voile sur son problème de dépendance à l'alcool il y a plus de deux ans (archives).

Photo : Radio-Canada

J’ai vécu des années de grande détresse et je sais que ce qui m’aidait énormément, c’est de lire et d’entendre et de voir des témoignages d’autres personnalités publiques ou non, a-t-elle raconté. Ça, je m’accrochais à ça. Je me disais [que] je [n'étais] pas toute seule.

Depuis qu’elle a partagé publiquement sa victoire contre la dépendance à l’alcool, des gens lui demandent conseil. C’est sûr que je ne suis pas intervenante et que je ne suis pas experte du tout […], mais partager mon histoire à moi, je sais que ça aide des gens et ça, c’est la plus belle récompense, estime celle qui s’est fait connaître en 2006 grâce à la téléréalité Canadian Idol.

On parle beaucoup de santé mentale depuis plusieurs années, mais particulièrement depuis le début de la pandémie, c’est sûr que ça a exacerbé beaucoup de problématiques, a ajouté Eva Avila.

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Mathieu Nadon a discuté avec Anne Elizabeth Lapointe et Eva Avila vendredi dans une entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau.

Photo : Radio-Canada

La Maison Jean Lapointe a mené un sondage avec la firme Léger après avoir constaté une augmentation de la consommation d’alcool chez sa clientèle : d’abord en avril, au début de la pandémie, puis en décembre.

Ce que ça a démontré, c’est qu’effectivement les Québécois et les Québécoises dans l’ensemble avaient augmenté leur consommation d’alcool depuis le début de la pandémie, a expliqué sa directrice générale, Anne Elizabeth Lapointe, elle aussi en entrevue avec Mathieu Nadon.

Avant la COVID-19, sortir prendre un verre représentait une activité sociale, selon elle.

Ce qu’on voit avec la pandémie, le stress que ça génère, l’anxiété, l’isolement qui peut nous amener à nous sentir déprimer, peut-être que là, on commence à consommer pour soulager des émotions négatives, donc sous forme d’automédication, a-t-elle expliqué. Et c’est à ce moment que la consommation peut représenter un risque de dépendance, craint Mme Lapointe.

À quelques jours du lancement de la 8e édition du défi, la directrice générale a soulevé que les problèmes de santé mentale pouvaient avoir un lien avec la dépendance.

Quand on parle d’une bonne santé mentale, c’est aussi d’avoir un bon lien, une relation saine avec la consommation, qu’on consomme [ou] qu’on ne consomme pas, a-t-elle dit.

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Anne Elizabeth Lapointe, directrice générale de la Maison Jean Lapointe (archives).

Photo : Maison Jean Lapointe

Si la consommation a monté en flèche, difficile de dire si les demandes à la Maison Jean Lapointe ont suivi la tendance. À cause de la pandémie […], on ne peut plus prendre autant de gens qu’avant. […] J’ai la moitié de ma capacité, s’est désolée Mme Lapointe.

Le premier défi 28 jours sans alcool avait permis d’amasser 63 000 $ en 2014. L’an dernier, ce montant était de 550 470 $.

Au moment d’écrire ces lignes, plus de 500 000 $ avaient été amassés sur un objectif de 750 000 $, selon le site web du défi 28 jours sans alcool (Nouvelle fenêtre).

Les fonds collectés sont destinés à la prévention de la toxicomanie chez les jeunes.

Avec les informations de Mathieu Nadon

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