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Des avocats de Donald Trump renoncent à le défendre

Devant un micro, Donald Trump pointe son doigt devant lui.

Juste avant l'invasion du Capitole le 6 janvier, Donald Trump a participé à Washington à un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès.

Photo : Reuters / Jim Bourg

Agence France-Presse

Plusieurs des avocats de Donald Trump ont renoncé à défendre ce dernier à quelques jours de son procès en destitution, ont rapporté samedi CNN et d'autres médias américains.

Cinq avocats, dont deux supposés diriger l'équipe d'avocats de l'ex-président, ont renoncé à le défendre après des désaccords sur la façon de procéder, a affirmé la chaîne de télévision citant des sources anonymes.

Donald Trump souhaitait que ses avocats continuent à plaider la thèse d'une fraude massive lors de l'élection présidentielle, qui a conduit à la victoire du démocrate Joe Biden, plutôt que de se concentrer sur la légalité de poursuites à l'égard d'un président n'étant plus en fonctions, a précisé CNN, précisant qu'il était peu enclin à en discuter.

Au nombre de ces avocats démissionnaires figurent Butch Bowers et Deborah Barbier, qui devaient prendre la tête de l'équipe de défense de Trump, a encore indiqué la chaîne et d'autres médias.

Nous avons beaucoup travaillé, mais nous n'avons pas encore pris une décision définitive quant à notre équipe légale, nous le ferons bientôt, a affirmé sur Twitter Jason Miller, conseiller de Donald Trump, en réponse à ces informations de presse.

Le procès de Donald Trump pour incitation à l'insurrection, après l'occupation du Capitole le 6 janvier par des partisans de l'ex-président, doit débuter le 9 février.

Avec seulement cinq sénateurs républicains prêts à se joindre aux 50 sénateurs démocrates pour considérer que le procès doit avoir lieu, la majorité des deux tiers requise pour aller de l'avant, soit 67 sénateurs, ne sera probablement pas atteinte.

Le vote d'une motion de censure, moins sévère, requiert le vote d'au moins dix sénateurs républicains pour avoir une chance d'être adoptée, ce que certains estiment en revanche envisageable.

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