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Une 3e extension pour l’enquête sur les campagnes anti-énergie albertaine

Steve Allan, en conférence de presse devant un rideau noir.

Le comptable et commissaire de l'enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine, Steve Allan, a jusqu'au 31 mai 2021 pour remettre son rapport.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement l’Alberta a consenti une troisième extension à l’enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine, qui a maintenant jusqu’au 31 mai pour remettre son rapport final.

Le commissaire Steve Allan doit notamment déterminer si les campagnes ternissant l’image du secteur de l’énergie de la province bénéficient d’un financement étranger.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a déclaré, vendredi, que le commissaire a quatre mois de plus pour mener à bien une enquête vaste et complète sur une campagne étrangère copieusement financée visant à discréditer le secteur énergétique de la province.

Ce troisième report de la date butoir doit donner une juste chance de participer à l’enquête à ceux qui le veulent, précise la ministre.

Le budget qui y est consacré demeure toutefois le même, soit 3,5 millions de dollars, note Mme Savage.

Une écoute contestée

Sur le site Internet de l’enquête, le commissaire Allan explique que l’extension accordée vendredi permettra à la commission d’entendre des personnes faisant l’objet d’un rapport d’inconduite ou contre qui des preuves ont été amassées afin qu’elles puissent s’expliquer.

Steve Allan ajoute s’être intéressé à une grande quantité d’informations portant sur une période d’une vingtaine d’années et que ses efforts ont été ralentis par la pandémie de COVID-19.

Jusqu’à maintenant, plusieurs groupes environnementaux visés par l’enquête disent n’avoir jamais été contactés ou que leurs tentatives de communiquer avec les responsables de la commission sont restées lettres mortes.

Parmi les détracteurs de l’enquête, le groupe Écojustice se réjouit d’avoir plus de temps pour tenter de mettre fin à ce qu’il considère comme une oeuvre injuste et biaisée, explique son directeur général, Devon Page.

C’est une farce depuis le début, résume-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme l’abandon des méthodes traditionnellement utilisées lors d’enquêtes publiques, à savoir la présentation de preuves et le contre-interrogatoire de témoins.

Écojustice dit avoir proposé une telle marche à suivre, mais Devon Page déplore qu’aucune audience publique n’ait été tenue.

Du côté de Greenpeace, le stratège Keith Stewart soutient que même si l’organisme a été nommé dans des rapports commandés et publiés par la commission d’enquête, il n’a jamais été contacté par cette dernière.

M. Stewart ne croit pas qu’une extension rende l’ensemble de l’oeuvre plus juste.

Nous sommes inquiets à l’idée qu’ils puissent publier quelque chose qui s’appuie sur de fausses informations sans même nous avoir parlé.

Selon lui, Greenpeace a reçu plus de dons d’Albertains que de donateurs étrangers.

Trois extensions et 1 million de plus

Le comptable Steve Allan a reçu du gouvernement Kenney le mandat d’enquêter sur le financement étranger de campagnes contre le développement de l’industrie pétrolière et gazière albertaine en 2019.

Son mandat était assorti d’un budget de 2,5 millions de dollars. En juin 2020, le commissaire a obtenu un premier report et 1 million de dollars supplémentaires pour soutenir son travail.

Un deuxième report a été accordé avant le dépôt prévu du rapport, le 30 octobre 2020. Le commissaire qui devait remettre son rapport dimanche a maintenant jusqu’à la fin du mois de mai pour soumettre le fruit de son travail.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, aura alors 90 jours pour le rendre public.

Avec les informations de Janet French

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