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Voyages dans le Sud : des mesures dissuasives qui restent à préciser

Des gens se baignent dans la mer devant des hôtels.

Les touristes canadiens pourront continuer à se rendre dans le Sud.

Photo : Reuters / Jorge Delgado

À partir de dimanche, il sera presque impossible pour les Canadiens de quitter le pays vers des destinations soleil. Le mot « presque » est important ici, puisque la frontière canadienne ne sera pas fermée et que des options resteront accessibles aux touristes en grand manque de soleil.

On sait déjà que les vols vers les États-Unis, et donc la Floride, seront toujours possibles, puisque seuls les vols vers les Caraïbes et le Mexique seront annulés par les transporteurs canadiens Sunwing, Air Canada, WestJet et Air Transat.

En fait, selon Jacob Charbonneau, PDG de Vol en retard, une entreprise qui aide les voyageurs à obtenir une indemnisation en cas de problème, il y a quand même beaucoup de lignes aériennes qui continueront d’offrir des voyages vers la plage.

On peut penser à Aero Mexico, à Copa Airlines, à toutes les lignes aériennes américaines. Une personne pourrait décider de transiter par Delta aux États-Unis et ensuite aller dans les Caraïbes, explique M. Charbonneau.

Les gens qui vont vouloir voyager vont pouvoir le faire, parce qu’on n’interdit pas les voyages, on ne ferme pas les frontières. C’est encore une fois une règle qui n’est pas si claire que ça. Donc, la porte reste ouverte.

Une citation de :Jacob Charbonneau, PDG de Vol en retard

Cependant, les conditions du retour au pays risquent de dissuader les Canadiens de fausser compagnie à l’hiver, pense-t-il, soit le test obligatoire de dépistage de la COVID-19 à leur arrivée à l’aéroport et l’attente du résultat pendant deux ou trois jours, aux frais des voyageurs, dans un hôtel désigné par le gouvernement.

Les voyageurs recevant un résultat positif seront contraints de poursuivre leur quarantaine dans un centre de la santé publique, cette fois aux frais du gouvernement, tandis que ceux qui seront déclarés négatifs pourront poursuivre leur quarantaine à la maison.

C’est la plus forte des mesures prises jusqu’à maintenant. C’est dissuasif. […] Les gens n’auront pas envie de voyager, car ça devient compliqué croit M. Charbonneau.

En attente de directives claires

Comme chaque fois que de nouvelles mesures sanitaires sont annoncées, de nombreuses questions sont soulevées, souligne Jacob Charbonneau, tout comme Manon Martel, directrice pour le Québec de l’Association canadienne des agences de voyages.

On attend dans les prochains jours le plan exact. Il y a encore des choses qui ne sont pas tout à fait claires, commente Mme Martel.

Où se fera la quarantaine de trois jours? Quand ça va débuter exactement? Et si les gens sont positifs, où vont-ils devoir demeurer?

Une citation de :Manon Martel, directrice pour le Québec de l’Association canadienne des agences de voyages

Quant à M. Charbonneau, il se questionne sur l’argent que devra débourser une famille pendant sa quarantaine de trois jours. Les coûts de ce séjour sont estimés à 2000 $, a avancé le gouvernement, mais M. Charbonneau se demande si cela vaut pour l’occupation d’une chambre ou si chaque membre d’une famille qui occupe la même chambre se verra demander ce montant.

Si c’est la première option qui prévaut, les personnes seules pourraient être en droit de penser que ces frais ne sont pas équitables, croit-il.

Jacob Charbonneau s’interroge également sur ce qu'il adviendra des remboursements aux voyageurs qui avaient déjà acheté leurs billets d’avion pour des vols à venir dans les trois prochains mois.

Il souligne que les personnes dont le voyage a été annulé au printemps dernier, lors de la première vague, n'ont pas toutes été remboursées à ce jour et que les compagnies aériennes attendent encore des lignes directrices claires à ce sujet.

Il précise que la promesse d’aide au secteur aérien par le gouvernement fédéral devrait être accompagnée d’une obligation pour les compagnies de rembourser les voyageurs à qui on avait seulement accordé des crédits de voyage.

En outre, M. Charbonneau aimerait savoir ce qu’il adviendra de ces crédits si l’aide se fait trop attendre et si une compagnie aérienne se voit obligée de se mettre sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

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