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La Ville de Mont-Tremblant mise en demeure par ses policiers pour propos diffamatoires

Vue sur le village de Mont-Tremblant

Les maires ont cinq jours pour se rétracter publiquement sans quoi des recours judiciaires seront intentés.

Photo : The Canadian Press / Peter Mccabe

Radio-Canada

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et la Fraternité des policiers de la Ville de Mont-Tremblant (FPMTT) ont fait parvenir une mise en demeure au maire de la Ville de Mont-Tremblant et à la mairesse de la Municipalité de Lac-Tremblant-Nord leur demandant de se rétracter publiquement pour les propos diffamatoires qu’ils ont tenus au cours des derniers jours à leur égard.

La mise en demeure, qui est adressée à Luc Brisebois (Ville de Mont-Tremblant) et Kim Meyer (Municipalité de Lac-Tremblant-Nord), concerne des propos diffamatoires qui auraient été tenus le ou vers le 27 janvier 2021, dans le cadre d’entrevues multiples accordées à Radio-Canada relativement à la demande d’abolition du service de police de la Ville de Mont-Tremblant.

La FPMQ et la FPMTT estiment que, lors de ces entrevues, les maires auraient laissé entendre que les policiers et policières de Mont-Tremblant avaient recours à des moyens d’intimidation et que, par ces propos, vous [Luc Brisebois et Kim Meyer] portez atteinte à l’honneur, à la réputation et à la dignité des policiers et policières de Mont-Tremblant de façon illicite et intentionnelle, est-il écrit dans la mise en demeure.

En plus d’accuser les deux maires de ne détenir aucun fait pour soutenir leurs propos, les policiers déplorent que ceux-ci n’aient jamais communiqué avec la Fraternité pour faire part des problèmes les concernant, ce qui démontre le caractère malicieux et malhonnête de votre démarche peut-on lire dans le document.

Pas de décision

Mercredi dernier, la Ville de Mont-Tremblant avait demandé à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, de remplacer dans les plus brefs délais son service de police municipale par la Sûreté du Québec (SQ), et avait prétexté que les relations entre la Municipalité et ses policiers se seraient détériorées au point où le maire craignait pour la sécurité des citoyens.

Le maire de Mont-Tremblant, Luc Brisebois, avait même dit s'être lui-même placé sous la protection du programme de lutte contre l'intimidation des élus de la SQ.

La Fraternité des policiers avait réfuté ces allégations d'intimidation, reconnaissant toutefois le climat de travail toxique à la centrale de police.

Bien que la ministre Guilbault ait rencontré les deux parties à l’automne dernier, aucune décision n’a été prise à ce jour au sujet de la demande d’abolition du corps de police.

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