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Entrepreneure à 11 ans pour s'acheter un cheval

Une adolescente et son cheval dans un champ.

Aujourd'hui âgée de 14 ans, Rosalie a pu acheter son cheval grâce à son entreprise.

Photo : gracieuseté Défi OSEntreprendre

Le Défi OSEentreprendre 2021 de l’Abitibi-Témiscamingue a choisi sa présidente d’honneur. À 14 ans, Rosalie Vachon, propriétaire de la savonnerie Un cheval pour Rosalie, s’est vu confier ce rôle pour la 23e édition du Défi, qui vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales chez les jeunes.

Rêvant depuis son tout jeune âge de posséder son propre cheval, la jeune entrepreneure a eu l’idée de se lancer en affaires dès l’âge de 11 ans. Depuis que j’ai deux ans, je parle juste de ça. Un jour, mes parents m’ont dit: si tu veux vraiment un cheval, il faudrait que tu trouves une façon d’amasser ton argent pour pouvoir te l’acheter, affirme-t-elle.

Mlle Vachon s’est donc mise à réfléchir à un produit renouvelable qu’elle pourrait confectionner elle-même et mettre en marché.

J’ai donc cherché une idée, quelque chose que je pourrais vendre pour faire mon propre argent. Un produit que les gens allaient vouloir racheter, quand même populaire, pas trop redondant, et là j’ai eu l’idée de faire des savons, se rappelle-t-elle.

La jeune fille a ensuite suivi une formation afin d’apprendre les bases de la fabrication de ce produit, et a commencé peu de temps après à en fabriquer elle-même chez elle.

Au début, je n’avais pas d’argent, alors mes parents m’ont prêté l’argent pour acheter le matériel. Après ça, j’ai commencé à faire quelques expositions dans le coin. Je me suis rendu compte que les gens adoraient ça et que c’était vraiment populaire. J’ai donc continué à en faire. Rapidement, j’ai eu assez d’argent pour rembourser mes parents. Je pouvais maintenant acheter moi-même tous les produits dont j’avais besoin pour faire mes savons, indique-t-elle.

L’entrepreneure a ensuite multiplié les présences dans divers marchés publics et expositions. Un an après avoir démarré son entreprise, elle avait amassé suffisamment d’argent pour acheter son cheval. L’objectif était accompli.

Près de deux ans après l’atteinte de cet objectif, Rosalie Vachon poursuit les activités de son entreprise. La possibilité de tout arrêter une fois l’objectif atteint a rapidement été écartée.

C’est sûr que je ne peux pas arrêter. D’un, j’aime vraiment ça. C’est vraiment ma passion. Je n’aurais jamais pensé aimer autant ça, l'entrepreneuriat. Je ne m’imaginerais pas arrêter mon entreprise. Ensuite, mon cheval a toujours des besoins. La pension, le vétérinaire, le forgeron, la nourriture, alors c’est sûr que ça me prend de l’argent de côté pour subvenir à ses besoins, fait sagement remarquer l'adolescente.

Étudiant maintenant au collège Esther-Blondin dans Lanaudière, l'entrepreneure indique revenir régulièrement à Val-d’Or afin de prendre soin de son cheval. Elle affirme que dès que la situation de la pandémie se stabilisera, elle amorcera des démarches afin de confectionner de nouveaux produits.

Peut-être des déodorants, les gens m’en ont beaucoup demandé, alors j’en ai fait un de mes projets d’affaires. J’aimerais aussi fabriquer des bombes de bain, parce qu’elles sont vraiment populaires et aussi des crèmes de rasage pour les hommes. Je réfléchis à ajouter plusieurs autres produits à mon offre pour faire grandir mon entreprise, envisage-t-elle.

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