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Un relâchement des mesures souhaité dans l'Outaouais rural

Les entreprises sont en train de « mourir », avertit la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

Une femme chaudement habillée accorde une entrevue à l'extérieur.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que les mesures de confinement imposées mur-à-mur au Québec le 8 janvier dernier portent fruit, les préfètes des MRC du Pontiac et de la Vallée-de-la-Gatineau souhaitent un allègement des mesures qui laissera les entreprises respirer.

Celle de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, a envoyé un courriel au premier ministre québécois François Legault, qui a soulevé jeudi la possibilité que certaines restrictions soient assouplies après le 8 février.

Mme Lamarche a demandé à la province d’analyser la situation spécifique de chaque MRC lorsque viendra le temps de prendre une décision. Elle souhaite que les municipalités qui le peuvent puissent trouver un équilibre entre prudence et relance.

D’un point de vue administratif, la MRC se noie dans les chiffres de l’Outaouais, déplore Mme Lamarche. Il y a une différence chez nous. Il y a 20 000 résidents et on a seulement 16 cas. Côté restauration, commerces, on a vraiment de gros problèmes présentement. Et côté santé mentale aussi, ça vient nous toucher énormément, a-t-elle expliqué en entrevue.

Elle s’inquiète notamment pour l'industrie de la restauration de la MRC et pour ses deux seuls hôtels avec restaurant. Plus personne ne va venir dans la Vallée-de-la-Gatineau si on n’a pas de restauration et si on n’a pas d’hébergement, craint-elle.

Une grande pancarte aux abords d'un boulevard sur laquelle on peut lire « Ville de Maniwaki, bienvenue. À Maniwaki, la famille c'est dans ma nature ».

Maniwaki est l'une des 17 municipalités de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Du côté du Pontiac, la préfète Jane Toller a demandé un retour en zone orange à la santé publique et au ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe.

D'une population d'environ 14 000 habitants, 62 personnes ont contracté le coronavirus. Le territoire compte moins de 5 cas actifs. Je crois que c'est un bon temps. Notre région a prouvé que peu importe ce qu'il arrive, elle peut garder ses chiffres bas, a-t-elle commenté.

Pour sa part, le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, croit que le relâchement des restrictions devrait se faire d’un seul coup dans tout l’Outaouais pour éviter que la population ne se déplace.

Il espère surtout que les prochaines décisions fassent en sorte que les citoyens n’aient plus à se confiner de nouveau.

Le gouvernement, je pense qu’il pourrait prendre des décisions, ouvrir certains commerces, donner peut-être la possibilité à de petites bulles familiales de se voir, a-t-il commenté.

De maintenir le couvre-feu, ça je pense que ce serait peut-être une bonne décision pour quelques semaines.

Une citation de :Benoît Lauzon, préfet de Papineau et maire de Thurso

Encore du travail à faire

Dans toute la région, on a une tendance à la baisse dans le nombre de cas, le nombre d’éclosions et aussi dans le nombre d'hospitalisations, a souligné la directrice de la santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, Brigitte Pinard, vendredi.

Malgré ces chiffres encourageants, l’incidence des cas dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau reste plus élevée par rapport aux autres secteurs. Ça va dans la bonne direction, mais il y a encore du travail à faire pour s’assurer de briser les chaînes de transmission communautaires, a nuancé la Dre Pinard.

Selon elle, il est possible que l’Outaouais bénéficie de certains allègements, à condition que la tendance se poursuive jusqu’au 8 février.

Avec les informations de Marielle Guimond, Estelle Côté-Sroka et Catherine Morasse

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