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Ne pas laisser ses masques dans la voiture en hiver, suggère le CISSS de Laval

Les masques chirurgicaux faits de polypropylène ne résisteraient pas à des températures inférieures à -10 °C.

Une employée d'usine tient une pile de masques chirurgicaux.

Il serait préférable d'entreposer ses masques dans une pièce tempérée.

Photo : afp via getty images / SAM PANTHAKY

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval recommande à ses employés de ne pas laisser leurs masques dans la voiture durant l’hiver.

Un texte de Yasmine Khayat

Une note interne a été envoyée ces derniers jours à une centaine d’employés affectés aux soins à domicile.

L'équipe de prévention et de contrôle des infections affirme que les masques chirurgicaux faits de polypropylène non tissé ne résisteraient pas à des températures inférieures ou égales à -10 degrés Celsius, et précise que la vérification a été faite auprès du service d’approvisionnement et de microbiologie.

Il s’agit du point où la matière passe d’un état flexible à rigide. Ces précisions ne permettent pas de statuer si le masque maintient ou non ses propriétés lorsqu’il "transige" de chaud à froid et de nouveau à chaud, peut-on lire dans une note interne datée du 21 janvier 2021.

La recommandation surprend Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval. Elle estime que la consigne devrait s’adresser à tout le personnel et à toute la population.

Tout le monde laisse son masque dans la voiture, alors qu’il ne le faut pas. C'est malheureux qu’on apprenne ça fin janvier.

Une citation de :Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval

Une initiative lavalloise

Le CISSS de Laval précise qu’aucune directive du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n’a été diffusée à cet effet.

Cette suggestion s’appuie sur le principe de base que tout le matériel médical, dont les masques de procédure, doit être entreposé dans un milieu tempéré, explique Judith Goudreau du service des communications du CISSS de Laval.

Elle indique que la mesure n’émane pas d’une recommandation du fabricant de masques, mais qu'elle relève plutôt d’un souci de précaution.

Le professeur Abdellah Ajji, du Département de génie chimique à Polytechnique Montréal, assure que le polypropylène est un matériau qui passe de l'état flexible à l’état vitreux entre -10 et -20 degrés Celsius.

Il ajoute qu’un masque chirurgical exposé à une température basse, qui n’a subi aucune manipulation ni altération, ne verra pas sa structure modifiée par le froid.

Il précise également que le matériau utilisé passe par un processus de transformation industrielle et qu’il faut se fier aux indications du fabricant. Et c’est exactement ce que recommande le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, qui précise qu’il s’agit d’une initiative du CISSS de Laval.

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