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L'UE contrôle les exportations de vaccins produits en Europe

Des fioles de vaccin pour la COVID-19 alignées sur une table.

L'Union européenne veut contrôler les exportations de vaccins pour éviter de perdre des doses destinées aux Européens aux profits d'autres États.

Photo : getty images/istockphoto / kiattisakch

Agence France-Presse

L'Union européenne (UE) a adopté un mécanisme de contrôle des exportations de vaccins contre la COVID-19 qui y sont produits afin d'empêcher la sortie de doses destinées aux Européens, a annoncé le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis.

La Commission européenne, sous pression après l'annonce de retards de livraison du laboratoire AstraZeneca, a adopté vendredi cette réglementation soumettant les vaccins à une autorisation d'exportation, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

L'objectif est d'avoir des informations exactes sur la production de vaccins et [de savoir] où les entreprises veulent les envoyer, a expliqué M. Dombrovskis, également vice-président de la commission, et ce, pour éviter que des laboratoires exportent ailleurs des doses que ces entreprises seraient contractuellement tenues de livrer aux pays de l'UE.

Le dispositif – qui avait été présenté ces derniers jours par l'exécutif européen – doit être publié dès ce vendredi au journal officiel de l'UE pour entrer en vigueur samedi.

En pratique, il incombera aux États membres d'exercer ce contrôle et de délivrer les autorisations à l'exportation, sur la base des recommandations non contraignantes formulées par la commission, en se prononçant en l'espace de quelques heures, selon un responsable européen.

Par ailleurs, une disposition de la réglementation [...] contribuera à obtenir des informations sur les exportations, leurs destinations et volumes, pour une période couvrant les trois mois précédant l'entrée en vigueur : cela permettra d'éclairer les mouvements des dernières semaines, a observé M. Dombrovskis.

Valdis Dombrovskis affiche un air attentif.

Valdis Dombrovskis est vice-président de la Commission européenne.

Photo : Reuters / JOHANNA GERON

Bruxelles s'assure du respect de ses contrats

L'UE n'est pas convaincue par les arguments d'AstraZeneca, qui a annoncé réduire radicalement ses livraisons de vaccins aux 27 États membres en raison d'un problème de rendement sur un site de production européen.

Bruxelles a rappelé que le contrat signé supposait une production répartie entre quatre usines, et donc, que des difficultés sur le seul site belge incriminé ne pouvaient expliquer l'ampleur des retards – de quoi alimenter la suspicion d'acheminements hors de l'UE.

Des exceptions sont prévues pour les acheminements à visée humanitaire, en particulier ceux pour des dizaines de pays couverts par l'initiative internationale Covax, et pour les États situés dans le voisinage de l'UE, y compris la Suisse et les Balkans occidentaux.

Le dispositif entend protéger véritablement les accords de précommande de vaccins que nous avons déjà conclus et qui garantissent que nous ayons accès à des vaccins, a insisté la commissaire à la Santé Stella Kyriakides, lors de la même conférence.

Bruxelles renonce à inclure l’Irlande du Nord

Bruxelles a renoncé vendredi soir à inclure l’Irlande du Nord dans le mécanisme de contrôle des exportations de vaccins après les critiques britanniques lui reprochant de compromettre les accords passés dans le cadre du Brexit sur l’île d’Irlande.

Dans le cadre de la finalisation de cette mesure, la Commission veillera à ce que le protocole Irlande/Irlande du Nord ne soit pas affecté, assure l'exécutif européen dans un communiqué.

Contrairement à son intention initiale, la Commission ne déclenche pas la clause qui lui aurait permis de déroger exceptionnellement, pour les vaccins, à ce protocole destiné à éviter le retour d’une frontière et de contrôles douaniers entre l’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique d’Irlande du Nord. Ceci afin de préserver la paix sur l’île.

Lors d’un entretien dans la soirée avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le premier ministre britannique Boris Johnson avait exprimé ses graves préoccupations face aux intentions de l’UE.

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