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Pas d’assouplissement de conditions de liberté pour Meng Wanzhou

Meng Wanzhou et son mari entourés de gardes du corps.

La directrice financière de Huawei et son mari sont escortés jusqu'à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, le 13 janvier, par le service de sécurité qui, selon Mme Meng, n'est plus nécessaire pendant la journée.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Radio-Canada

Un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a décidé, vendredi, de ne pas assouplir les conditions de liberté de la directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei, Meng Wanzhou, assignée à résidence à Vancouver depuis plus de deux ans.

Le juge a déclaré que les circonstances ne justifient pas un changement des conditions de libération de Meng Wanzhou.

Il estime qu'il n'y a aucune preuve médicale que Mme Meng soit plus vulnérable à la COVID-19 que les autres femmes de 48 ans. Il pense aussi que Mme Meng peut s'isoler au besoin, puisque rien ne l'oblige à sortir de chez elle.

Les avocats de Meng Wanzhou demandaient notamment que ses trois gardes du corps ne la suivent plus en permanence quand elle quitte son domicile. Lors d'une audience au début du mois de janvier, le mari de Mme Meng, Liu Xiazong, a dit craindre que le roulement de personnel ne finisse par l'exposer à la COVID-19.

Meng Wanzhou devra continuer à respecter un couvre-feu de 23 h à 6 h, durant lequel les gardes du corps seront postés à l'extérieur de son domicile. Elle devra aussi continuer à porter un bracelet électronique.

La Couronne s'opposait à l'assouplissement des conditions de liberté de Meng Wanzhou, notant qu'elle a peu d'attaches au Canada et une raison de fuir.

Des témoins ont aussi affirmé que la directrice financière de Huawei avait plusieurs fois pris des risques d'être contaminée par la COVID-19 alors que ses avocats prétendent qu'elle craint de la contracter.

Doug Maynard, le président de Lions Gate Risk Management, l'entreprise chargée de la garde de Mme Meng, a ainsi déclaré, lors d'une audience, que Meng Wanzhou avait fait du magasinage et tenu des réunions de famille et de travail.

Pour sa part, le mari de Mme Meng a admis que le couple a passé du temps avec ses enfants venus de Hong Kong alors que ceux-ci devaient observer une quarantaine.

Doug Maynard a aussi témoigné que Mme Meng court le risque d'être enlevée par un gouvernement étranger ou une organisation criminelle. Il a par ailleurs mentionné des lettres de menace, dont une contenant des balles de fusil.

Meng Wanzhou fait l'objet d'une demande d'extradition de la part des États-Unis où elle est accusée par la justice américaine de fraude et de complot dans le but de contourner les sanctions appliquées par les États-Unis contre l’Iran.

Avec les informations de Jason Proctor

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