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Test de dépistage à l'aéroport Pearson : l'Ontario n'attend pas Ottawa

Doug Ford et la ministre de la Santé Christine Elliott devant des techniciennes qui font passer des tests à l'aéroport.

Doug Ford s'est rendu à l'aéroport Pearson mardi pour presser Ottawa d'imposer aux voyageurs internationaux des tests à leur arrivée.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Le gouvernement de Doug Ford forcera les voyageurs internationaux à se soumettre à un test de dépistage à leur arrivée à l'aéroport Pearson de Toronto dès la semaine prochaine. L'Ontario n'attendra pas la mise en place du programme fédéral.

Ottawa a annoncé vendredi matin un resserrement des règles concernant les voyages, y compris la fin des vols vers les destinations soleil, une quarantaine obligatoire à l'hôtel aux frais des voyageurs et l'imposition d'un test de dépistage à l'arrivée des passagers internationaux aux aéroports de Toronto, de Vancouver, de Calgary et de Montréal.

Toutefois, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, n'a pas annoncé de date précise pour l'entrée en vigueur du test obligatoire, disant plutôt que ce serait le plus vite possible en février.

Or, le gouvernement Ford n'a pas l'intention d'attendre et imposera le dépistage à l'aéroport Pearson dès le 1er février, et ce, jusqu'à ce que le fédéral prenne le relais.

Les voyageurs devront se soumettre à un test de dépistage, et ceux qui refuseront recevront une contravention de 750 $, a expliqué M. Ford lors d'un point de presse vendredi après-midi.

Les voyageurs qui subiront un test de dépistage devront ensuite faire une quarantaine de 14 jours à la maison comme l'impose la loi fédérale. Ils n'auront donc pas à attendre le résultat de ce test dans un hôtel à leurs frais, comme l'exigera Ottawa.

L'Ontario affirme aussi étudier la possibilité d'imposer un test de dépistage aux postes frontaliers terrestres.

Doug Ford avait convoqué la presse à l'aéroport Pearson mardi pour une visite, en compagnie de sa ministre de la Santé Christine Elliott, du centre de dépistage volontaire de l'aéroport, afin d'attirer l'attention sur ce qu'il a qualifié de faille dans les mesures de protection sanitaire du Canada.

Pour lui, il était inexplicable qu'Ottawa continue de laisser entrer des étrangers au pays, surtout avec les nouveaux variants, sans un test de dépistage obligatoire.

Depuis le 7 janvier, le fédéral oblige les voyageurs qui sont à l’étranger à présenter un résultat de test négatif avant de prendre un avion à destination du Canada. Ce test négatif doit remonter à moins de 72 heures avant leur vol. Les voyageurs devront maintenant subir un autre test à leur arrivée en sol canadien.

Un projet pilote à l'aéroport Pearson proposait déjà des tests gratuits à ces passagers, mais il s'agissait d'une mesure volontaire.

La chef de l'opposition officielle en Ontario, la néo-démocrate Andrea Horwath, affirme que le gouvernement fédéral aurait dû agir plus vite en matière de dépistage obligatoire et de quarantaine à nos frontières.

Elle ajoute toutefois que le variant britannique est déjà en circulation en Ontario : Doug Ford devrait mettre de l'ordre dans ses affaires et adopter des mesures immédiates pour réduire sa propagation dans la province. Elle demande entre autres à la province d'appeler l'Armée en renfort dans les centres de soins de longue durée qui font face à des éclosions.

Quant au maire de Toronto, John Tory, il remercie Ottawa pour les mesures annoncées. Je pense que l'imposition de nouvelles restrictions sur les voyages va aider, dit-il.

Croissance des cas liés aux voyages

Les données de Santé Canada montrent une croissance importante des cas de COVID-19 chez les voyageurs récents et les personnes avec lesquelles ils ont été en contact étroit après leur arrivée au pays.

En décembre, 486 cas ont été diagnostiqués chez des voyageurs récents, le nombre le plus élevé depuis mars. En comparaison, on en avait signalé 312 en novembre et 204 en octobre.

Toutefois, les expositions liées aux voyages représentent moins de 2 % de tous les cas de COVID-19 au Canada, a rappelé le premier ministre Trudeau, vendredi.

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