•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La CNESST réclame des correctifs à l’urgence à la Cité-de-la-Santé de Laval

L’hôpital La Cité-de-la-Santé à Laval.

L'Hôpital Cité-de-la-Santé, à Laval.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Un inspecteur de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a demandé au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval d’apporter rapidement des correctifs à l’urgence de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé pour réduire le risque de propagation de la COVID-19 parmi les travailleurs.

Des dizaines de préposés aux bénéficiaires (PAB) travaillant à l’urgence de l'Hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval, ont possiblement fait la navette dans un même quart de travail, ces dernières semaines, entre des usagers confirmés ou suspectés de la COVID-19 et d’autres patients du service d’urgence.

Dans un rapport consulté par Radio-Canada, l’inspecteur de la CNESST demande à l’employeur de mettre en place, sauf dans les situations exceptionnelles, des mesures visant à stabiliser le personnel, notamment les PAB, en présence de zones tièdes ou chaudes.

Les syndicats dénonçaient l’absence de secteurs dédiés pour les usagers confirmés COVID-19, les usagers suspectés COVID-19 et les usagers asymptomatiques et sans critères d’exposition, rappelle Marjolaine Aubé, présidente du syndicat CSN du CISSS de Laval.

Selon elle, l’ajout de deux préposés aux bénéficiaires par quart de travail pourrait éviter les déplacements entre les modules.

Parmi les quatre avis de correction, l’inspecteur de la CNESST relève également que l’utilisation partagée du poste infirmier par des travailleurs affectés à différentes zones (chaude, tiède et froide) constitue un risque de propagation de la COVID-19 parmi les travailleurs.

Par conséquent, il demande à l'employeur d’encadrer l'utilisation du poste infirmier afin que celui-ci ne soit pas un vecteur de propagation de la COVID-19 parmi le personnel.

Pour Derek Cyr, vice-président et responsable pour la santé et sécurité au travail au Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ), il faut pouvoir séparer l’usage des ordinateurs, téléphones et installer un plexiglas aux postes infirmiers où on retrouve du personnel infirmier zone rouge et zone verte.

Des employés de l'urgence de la Cité-de-la-Santé avaient été testés trois fois par semaine à titre préventif, indiquait au début janvier le CISSS de Laval à la suite de cas confirmés auprès d’employés.

Des cloisons déchirées

Une séparation en plastique déchirée.

L'image montre une séparation en plastique déchirée aux urgences de la Cité-de-la-Santé à Laval.

Photo : CNESST

Lors d’une réunion récente avec la CNESST, en présence de deux directeurs des services d’urgence du ministère de la Santé, des photos ont également été déposées qui font état de toiles de plastique dégradées utilisées pour isoler certains cubicules réservés aux patients ayant reçu un diagnostic positif de COVID-19 à l’urgence de la Cité-de-la-Santé.

Dans son rapport d’intervention, l’inspecteur de la CNESST estime que cette situation peut favoriser la dispersion des aérosols aux zones adjacentes.

Au CISSS de Laval, la porte-parole Judith Goudreau précise par écrit que nous accueillons favorablement ce rapport. Nous avions d'ailleurs déjà commencé à mettre en place des changements liés à l'organisation du travail à l'urgence, et ce, avant d'avoir reçu le rapport. Dès la semaine prochaine, l'ensemble des recommandations seront mises en place à l'urgence de la Cité-de-la-Santé.

La CNESST doit faire un suivi des dérogations au début de février.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !