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La Coupe du monde de soccer à Montréal grandement menacée

Le gouvernement Legault retire son soutien financier à la candidature de la métropole.

Le stade olympique de Montréal.

Le stade olympique devait être rénové pour accueillir des rencontres de la Coupe du monde 2026.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Montréal accueillera-t-elle pour la première fois de son histoire la Coupe du monde de soccer en 2026?

Alors que cette idée semblait quasi acquise avant la pandémie, le gouvernement caquiste vient de mettre du plomb dans l'aile à ce projet d'envergure.

Québec a avisé cette semaine le cabinet de la mairesse Valérie Plante de son refus de soutenir financièrement la candidature de la métropole. Cette information, révélée dans un premier temps par La Presse, a été confirmée à Radio-Canada.

Montréal avait officialisé au début de 2018 sa candidature à cet événement international, qui sera organisé conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

À cette époque, le gouvernement libéral de Philippe Couillard avait annoncé son intention d'aider Montréal, tout comme Ottawa. Une répartition des coûts, à parts égales, avait été évoquée. Cette entente faisait d'ailleurs partie du dossier de candidature de Montréal.

Cependant, bien des choses ont changé, depuis, soutient-on en coulisses au sein du gouvernement Legault, en référence à l'impact de la crise sanitaire sur les finances publiques.

L’explosion des coûts appréhendée de l’événement devenait pour nous difficile à justifier auprès des contribuables québécois, confirme la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Nous comprenons que la décision de ne pas soutenir l’accueil de matchs de la Coupe du monde de la FIFA en 2026 puisse décevoir la Ville de Montréal et les amateurs de soccer.

Une citation de :Caroline Proulx, ministre du Tourisme

Au départ, rappelle Québec, le gouvernement provincial s'était engagé à allonger environ 50 millions pour un maximum de six matchs. Désormais, il serait question de 103 millions de dollars. Cette somme comprenait principalement les besoins en matière de logistique et de sécurité.

Or, affirme-t-on au gouvernement, les coûts pourraient encore exploser et l'incertitude serait grande. Plusieurs dizaines de millions de dollars supplémentaires pourraient être nécessaires, a-t-on confié à Radio-Canada.

D'après Québec, ces risques rendraient le rendement de l'investissement moins attrayant, d'autant que le cahier des charges imposé par la Fédération internationale de football (FIFA) serait complexe et contraignant.

Dans le contexte actuel, nous considérons que la priorité demeure d’accompagner les Québécois et les entreprises en temps de pandémie et vers la relance économique, ajoute la ministre Caroline Proulx.

La Ville de Montréal pessimiste

Cette décision de Québec met en péril la candidature montréalaise, reconnaît le cabinet de Valérie Plante, dans une déclaration envoyée à Radio-Canada.

La Ville a déposé sa candidature pour accueillir des matchs de la Coupe du monde de la FIFA 2026 après avoir obtenu des engagements écrits de la part de ses partenaires gouvernementaux pour un partage équitable des coûts de la tenue de cet événement majeur.

Une citation de :Youssef Amane, le directeur des communications de la mairesse

La Ville va prendre le temps d’étudier les implications légales, économiques et sportives d’un tel retrait et échanger avec ses partenaires, tant des deux paliers de gouvernement que ses partenaires sportifs, sur les options qui s’offrent à elle pour la suite des choses, précise Youssef Amane, qui dirige les communications de la mairesse.

Ce dernier soutient que la Coupe du monde représente néanmoins un formidable moteur de relance économique et touristique pour Montréal.

À ce jour, outre Montréal, Toronto et Edmonton sont également candidates pour accueillir plusieurs rencontres. La FIFA a prévu de dévoiler le nom des villes hôtes d'ici la fin de l'année.

Les rénovations du stade toujours prévues

La Coupe du monde 2026 était au cœur des rénovations prévues au stade olympique, qui a besoin d'une grande cure de jouvence.

Un terrain avec une pelouse naturelle est par exemple exigé pour la tenue de cette compétition, et le toit doit être au moins en partie ouvert.

Une réflexion a ainsi été menée par les responsables du stade olympique pour la mise en place d'une nouvelle toiture, éventuellement rétractable. Plus de 200 millions de dollars avaient déjà été budgétés.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, la réfection du stade olympique n'est cependant pas menacée.

Les milliers de déchirures dans la toile actuelle obligeraient le gouvernement et le ministère du Tourisme, responsable de cet équipement, à maintenir leur engagement de rénover l'enceinte en profondeur.

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