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Financement des infrastructures sportives : les Gaspésiens n’ont pas dit leur dernier mot

Aréna de nouvelle durant l'hiver

Nouvelle a essuyé un refus de financement pour son projet de réfection du centre sportif Louis-Sleigher, estimé à 4,4 millions de dollars (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les élus gaspésiens demandent aux gouvernements provincial et fédéral de renflouer les coffres du Programme d'aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS).

La Table des préfets de la Gaspésie a adopté une résolution pour exiger qu’Ottawa et Québec réinjectent des sommes dans le PAFIRS, ce qui permettrait à davantage de municipalités de profiter de ce programme qui permet de refiler les deux tiers du coût d'un projet à Ottawa et Québec.

On ne veut pas un nouveau programme, le programme actuel fonctionne, mais les fonds sont insuffisants, affirme la présidente de la Table des préfets de la Gaspésie, Nadia Minassian.

Les besoins sont réels, surtout dans un contexte de pandémie où on fait davantage d’activités de proximité. C’est extrêmement important d’avoir des infrastructures de sports et loisirs en bon état.

Une citation de :Nadia Minassian, présidente de la Table des préfets de la Gaspésie

Le ministère de l’Éducation a reçu 620 demandes de financement totalisant 1,5 milliard de dollars alors que l'enveloppe du PAFIRS n'était que de 294 millions de dollars.

En Gaspésie, 15 municipalités ont présenté des demandes de subvention de 37,7 millions de dollars dans le cadre du PAFIRS, pour des projets dont la valeur totale frôle les 60 millions de dollars. Douze ont essuyé un refus et deux sont toujours en attente de réponse, soit Port-Daniel-Gascons et Carleton-sur-Mer.

Seule Grande-Rivière a obtenu un financement gouvernemental pour la création d’une piste à rouleaux (appelée pumptrack en anglais), un projet dont le coût total de 150 000 $ est minime comparativement aux projets de complexes sportifs ou aquatiques de plusieurs millions de dollars déposés par Matane, Gaspé, Paspébiac ou New Richmond.

Une maquette d'un chalet de bois de style moderne.

La municipalité de Saint-Siméon souhaitait profiter du PAFIRS pour financer la construction d'un nouveau centre de plein air, mais sa demande a été refusée.

Photo : PBA

Les MRC gaspésiennes et certaines municipalités ayant vu leur demande refusée prévoient également adopter des résolutions semblables à celle adoptée par la Table des préfets pour réclamer la bonification des sommes alloués.

Le Programme d'aide financière aux infrastructures récréatives et sportives vise à financer la construction, l’aménagement, la mise aux normes ou la rénovation d’installations sportives et récréatives, en parts égales (33,3 %) entre Québec, Ottawa et l’organisme porteur d’un projet.

L’UMQ plaide aussi pour une bonification de l'enveloppe

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) recommandera également aux gouvernements fédéral et provincial de réinjecter des sommes dans le PAFIRS.

C’est un programme très intéressant, mais l'enveloppe est insuffisante, affirme le premier vice-président de l’UMQ, Daniel Côté. La grande majorité des municipalités font partie du club des déçus, ajoute celui qui est aussi maire de Gaspé, en faisant référence au projet de complexe sportif de 20 millions de dollars dont le financement a été refusé à la Ville de Gaspé.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Le maire de Gaspé et premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec, Daniel Côté (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Daniel Côté croit qu’Ottawa et Québec devraient profiter de tous ces projets présentés pour redonner de la vigueur à l’économie plombée par la pandémie.

Le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada parlent de faire des investissements massifs en infrastructure pour relancer l’économie, mentionne M. Côté. Il y a des projets d’une valeur 1,3 milliard de dollars à l’échelle du Québec qui ont été refusés, mais qui sont prêts à être lancés et qui sont importants dans les milieux.

Il y a une occasion extraordinaire de renflouer ce programme-là, de relancer l’économie et de doter nos municipalités d’infrastructures de qualité.

Une citation de :Daniel Côté, premier vice-président de l’UMQ et maire de Gaspé

Daniel Côté indique qu'il va adresser la demande de bonification du programme directement au ministre québécois des Finances, lors d’une rencontre prévue en février dans le cadre des consultations prébudgétaires.

La Fédération québécoise des municipalités devrait aussi prendre position dans le dossier.

Dans un courriel, le ministère de l’Éducation du Québec, qui gère le PAFIRS, se dit conscient [de] cette situation et recherche activement des solutions afin de répondre davantage au besoin important en infrastructures sportives et récréatives au Québec.

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