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Des éclosions de COVID-19 causées par des employés d'agences privées de santé

Une infirmière portant masque et visière prend les signes vitaux d'un patient dans un lit d'hôpital.

Sept employés provenant d'agences privées ont été diagnostiqués avec la COVID-19 depuis novembre au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : CBC/Evan Mitsui

Le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent confirme que l'utilisation de personnel d'agences privées de la santé a pu causer certaines éclosions dans ses établissements depuis le début de la pandémie.

Selon les données colligées par le CISSS, 7 employés provenant d'agences privées ont été diagnostiqués avec la COVID-19 depuis novembre. De ce nombre, 3 ont contracté le virus dans l'exercice de leurs fonctions au Bas-Saint-Laurent.

On a déjà eu des cas confirmés [ayant mené à des éclosions] dans nos milieux de vie, a confirmé la PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Pour des raisons de confidentialité, les dirigeants du CISSS refusent toutefois de dire dans quels établissements ces cas ont été répertoriés.

Mme Malo ajoute que des dépistages sont effectués avant et pendant le passage de ces employés.

Nous faisons des tests à l'arrivée du personnel, après 5 jours de travail et après 12 jours avec nous.

Une citation de :Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Selon Mme Malo, ces directives sont plus élevées que les normes exigées par le ministère. Malgré toutes ces vérifications, certains cas ont été détectés. Il n'y aurait toutefois pas de liens entre des employés des agences privées et les éclosions actuelles.

Isabelle Malo parle au micro.

Isabelle Malo, présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Actuellement, le CISSS recense deux milieux en éclosion, soit le CHSLD de Chauffailles à Rivière-du-Loup et l'Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle de Mont-Joli.

Par ailleurs, un peu plus de 22 000 heures de travail ont été effectuées par du personnel externe au cours du mois de janvier au Bas-Saint-Laurent. Il s'agit de 2 % de l'ensemble des heures effectuées dans les établissements de santé de la région.

De son côté, la présidente régionale de la FIQ Cindie Soucy conteste le dépistage effectué par les agences lorsque leurs employés font un aller-retour dans une autre région alors qu'ils travaillent dans un établissement du Bas-Saint-Laurent.

Une personne qui retourne chez elle pour sa fin de semaine ne sera pas testée automatiquement à son retour! Ça devrait pourtant être le cas.

Une citation de :Cindie Soucy, présidente régionale de la FIQ
Cindie Soucy, présidente de la FIQ

Cindie Soucy, présidente régionale de la FIQ (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Du même souffle, Cindie Soucy rappelle que les établissements dans certains secteurs comme La Mitis, Matane et la Matapédia ont besoin plus souvent qu'ailleurs des agences privées pour combler les différents quarts de travail.

Selon des données du CISSS du Bas-Saint-Laurent, 121 de leurs employés ont reçu un diagnostic positif depuis le début de la 2e vague.

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