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André Boisclair plaide non coupable à une nouvelle accusation d'agression sexuelle

André Boisclair porte des lunettes et un masque et est entouré de photographes.

André Boisclair, à sa sortie du Centre opérationnel de l’est du Service de police de la Ville de Montréal, le 29 mai dernier.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L'ex-chef du Parti québécois André Boisclair a plaidé non coupable à l'accusation d'agression sexuelle portée contre lui il y a deux semaines.

L'homme de 54 ans n'a pas participé à l'audience rapide qui s'est déroulée jeudi au palais de justice de Montréal. Il était représenté par l'avocat Michel Massicotte.

L'agression sexuelle dont il doit répondre aurait été commise le 22 novembre 2015, à Montréal.

La comparution de l’ex-politicien était prévue le 1er mars, mais elle a été devancée à jeudi pour être traitée en même temps que les autres accusations criminelles auxquelles M. Boisclair faisait déjà face.

Rappelons qu’André Boisclair a plaidé non coupable, en juillet dernier, à des accusations d'agression sexuelle avec la participation d'une autre personne et d'agression sexuelle armée. Les faits liés à ces accusations se seraient produits en janvier 2014.

Précisons que les victimes impliquées dans ces deux affaires ne sont pas les mêmes.

Les deux dossiers ont été reportés au 16 avril 2021, pour laisser le temps à la défense de déterminer si elle souhaite la tenue d'une enquête préliminaire en lien avec les accusations de 2014.

Le dossier doit avancer, a souligné la juge Suzanne Costom de la Cour du Québec, qui était préoccupée par les délais après plusieurs reports des procédures à la demande de la défense.

Les parties ont souligné que leurs discussions ont été ralenties par l'ajout de la nouvelle accusation qui a changé la donne il y a deux semaines.

L'ensemble de la preuve a été communiquée à la défense, selon le procureur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) Luc Pagé, qui a annoncé à la Cour être prêt à procéder.

Une ordonnance de non-publication protège l'identité des plaignant(e)s dans cette affaire.

L’ex-politicien n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En février 2018, il avait plaidé coupable à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies, pour des événements remontant à novembre 2017. Il avait été condamné à payer une amende de 2000 $ et à ne pas conduire un véhicule pendant un an.

Élu pour la première fois en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair a été à la tête de plusieurs ministères au cours de sa carrière.

Devenu chef du Parti québécois en 2005, il a quitté ses fonctions quelques mois après la défaite de son parti aux élections de mars 2007. Son passage à la tête du parti n'a pas été de tout repos dans la mesure où il avait été contraint, en septembre 2005, d'admettre publiquement qu'il avait consommé de la cocaïne.

En novembre 2012, le gouvernement de Pauline Marois l'a nommé délégué général du Québec à New York, poste qu'il a occupé jusqu'en septembre 2013.

M. Boisclair a été député de Gouin une quinzaine d’années avant de représenter, quelques années plus tard, la circonscription de Pointe-aux-Trembles.

Avec les informations de Geneviève Garon.

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