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Villa domaine Saint-Grégoire : « maltraitance psychologique », dénonce une association

L'extérieur de la résidence en hiver, avec des abris pour auto dehors.

La Villa domaine Saint-Grégoire, à Bécancour, compte 279 logements et peut accueillir jusqu'à 375 personnes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) se préoccupe des contraintes imposées aux résidents de la Villa domaine Saint-Grégoire, à Bécancour, qui doivent s'isoler au moins sept jours s'ils sortent à l'épicerie ou à la pharmacie, par exemple.

C’est carrément de la maltraitance psychologique, d’isoler les gens comme ça, affirme Michel Legault, qui préside le comité d'experts sur les résidences privées pour aînées de l'AQDR. Il estime que de telles mesures outrepassent les directives de la santé publique.

Le groupe réclame l'intervention rapide du gouvernement pour empêcher les résidences privées de restreindre les allées et venues de ses résidents. Ils dénoncent des mesures qu'il qualifie d'âgistes et d'abusives.

Par courriel, le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec affirme qu’un gestionnaire est entré en contact avec les propriétaires de la Villa domaine Saint-Grégoire afin de vérifier la compréhension et l’application des directives gouvernementales.

Avec les nouveaux faits mentionnés dans le reportage, nous poursuivons actuellement nos vérifications auprès de la ressource. Advenant le cas où il y aurait des écarts sur l'application des consignes, des interventions seraient effectuées afin de s'assurer que les ajustements soient faits pour que les consignes ministérielles en vigueur soient appliquées de façon adéquate, écrit le CIUSSS.

Michel Legault estime que des vérifications supplémentaires sont nécessaires. Le CIUSSS fait des vérifications au niveau de la santé, ce qui est tout à fait normal. Mais je me demande à quel point ils sont qualifiés pour vérifier le milieu de vie, s'interroge-t-il. Il ajoute que de nombreux résidents hésitent à dénoncer par peur de représailles de la part des propriétaires de leur résidence.

L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées dénonce par ailleurs des hausses excessives de loyer allant jusqu'à 20 %.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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