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Le variant britannique est une menace, les restrictions sanitaires sont efficaces

Des préposés qui portent de l'équipement de protection s'apprêtent à transporter un patient d'un foyer de soins à Toronto.

Des préposés s'apprêtent à transporter un patient.

Photo : CBC/Evan Mitsui

La situation s'améliore en Ontario, mais nous ne sommes pas sortis du bois, et le variant britannique détecté en décembre dans la province pourrait venir brouiller les cartes. C'est, en substance, le message livré jeudi par le coprésident du comité consultatif d'experts qui conseille le gouvernement ontarien, le Dr Adalsteinn Brown.

En général, le nombre de nouvelles hospitalisations et infections diminue, mais il y a un bémol important : le nombre de tests de dépistage est aussi à la baisse.

Dans la province, 51 cas du variant britannique (B117) ont été confirmés jusqu'ici, mais des tests de séquençage génétique sont en cours sur d'autres échantillons. Les variants d'Afrique du Sud et du Brésil n'ont pas été détectés.

Le Dr Adalsteinn Brown lors d'une conférence de presse en avril 2020.

Le Dr Adalsteinn Brown, coprésident de la Table de consultation scientifique sur la COVID-19 de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le variant B117 pourrait devenir la souche dominante dans la province en mars.

Le Dr Brown souligne que les restrictions et précautions d'hygiène semblent efficaces pour limiter la propagation du variant du Royaume-Uni. Les pays qui ont maintenu des mesures sanitaires strictes semblent bien s'en sortir.

Pour compenser le fait que le variant est plus contagieux – au moins 30 % plus contagieux –, le taux de transmission du coronavirus de la souche actuelle doit diminuer (0,7).

Des femmes à Toronto portent des masques.

La population devra se montrer plus vigilante, puisque le variant B117 est plus contagieux.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario souligne que puisque le variant détecté au Royaume-Uni est plus contagieux, il faut appliquer les mesures de protection de façon plus rigoureuse encore.

Ça veut dire qu’une courte exposition sans protection représente un risque beaucoup plus élevé d’infection. Ce qui était considéré comme moyennement risqué devient très risqué.

Une citation de :Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario

Il explique que beaucoup de gens qui transmettent le virus semblent être asymptomatiques ou en phase présymptomatique et ne se rendent pas compte qu’ils peuvent être contagieux.

Les écoles

Adalsteinn Brown estime que les écoles n'ont pas à demeurer fermées si nous sommes capables de contrôler la propagation du virus.

Ce sera une décision difficile pour les dirigeants provinciaux, reconnaît-il, et cela peut nécessiter des approches différentes selon les régions. Ce n’est pas facile, mais c’est possible.

Jeudi, le gouvernement a annoncé que les élèves de quatre régions supplémentaires pourront retourner à l'école lundi dans l'Est, le Sud-Ouest, la région d'Ottawa et celle de Middlesex-London.

Du désinfectant pour les mains, des masques et de gants jetables sur un pupitre.

Si nous sommes prudents et que nous examinons les données avec attention, il est possible de contrôler la propagation du virus même si les écoles sont ouvertes, croit le Dr Brown.

Photo : CBC/Sofia Rodriguez

Il y a un peu plus de deux semaines, des projections particulièrement catastrophiques avaient amené le gouvernement Ford à déclarer à nouveau l'état d'urgence.

De nouvelles restrictions ont été imposées pour 28 jours, dont l'obligation de rester à la maison, sauf pour les choses essentielles comme le travail, l'épicerie et les rendez-vous médicaux.

Les restrictions imposées font en sorte que les gens se déplacent moins.

Les travailleurs essentiels continuent cependant d’être à risque, et un effort doit être fait pour rendre les lieux de travail plus sûrs, selon le Dr Brown.

C'est comme un feu de forêt : si nous négligeons les zones chaudes, la forêt va continuer de s'enflammer, dit-il.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Foyers de longue durée

Le nombre de décès causés par la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée en Ontario risque toujours de dépasser celui de la première vague, selon les projections présentées jeudi.

Bien que le nombre de nouveaux cas diminue, les décès, eux, continuent d’augmenter. Depuis le début de l'année, près de 600 résidents et 3 membres du personnel sont morts.

Le Dr Brown avertit toutefois que même si les infections diminuent, les décès dans ces centres vont continuer d'augmenter pour un moment.

Une enseigne à l'entrée d'un centre de soins de longue durée qui informe les visiteurs qu'il y a une éclosion.

Une enseigne à l'entrée du foyer de soins Roberta Place informe les visiteurs qu'il y a une éclosion.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Les unités de soins intensifs des hôpitaux sont encore sous pression dans la plupart des régions, explique-t-il.

Selon le directeur de l'Association des hôpitaux, près du quart des lits aux soins intensifs sont occupés par des patients atteints de la COVID-19, et plus de la moitié des unités de soins intensifs sont pleines ou n'ont qu'un lit de libre ou deux.

À cette étape de la pandémie, le personnel est épuisé, et la marge de manœuvre du système pour faire face à une augmentation du nombre de patients est minimale, déclare Antony Dale. Il souligne qu'il ne peut y avoir de relâchement, particulièrement avec l'entrée en scène du variant britannique.

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