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Peter Nygard sera fixé sur son sort la semaine prochaine

Peter Nygard a comparu par vidéoconférence à la troisième journée d'audience pour obtenir une libération sous caution.

Peter Nygard a comparu par vidéoconférence à la troisième journée d'audience pour obtenir une libération sous caution.

Photo : LA LIBERTÉ MANITOBA/TADENS MPWENE

Peter Nygard, qui cherche à obtenir une libération sous caution, sera fixé sur son sort la semaine prochaine. La juge du Manitoba a déclaré qu’elle avait besoin de quelques jours pour prendre sa décision après les derniers éléments apportés par la défense de l’homme d’affaires.

Les avocats de Peter Nygard ont proposé, jeudi, l’embauche d’une société de vidéosurveillance pour tenter de convaincre la juge Shawn Greenberg afin d’obtenir la libération de leur client. Ils craignent, en effet, qu’il attrape la COVID-19 s’il reste en prison dans l’attente d’un éventuel procès pour extradition vers les États-Unis.

Peter Nygard fait face à 9 chefs d’accusation aux États-Unis, dont ceux de racket et de trafic sexuel. Selon un document de cour, les preuves rassemblées aux États-Unis réunissent des témoignages de plus d’une vingtaine de personnes. Aucune des allégations n’a été prouvée devant un tribunal.

Une vidéosurveillance 24h/24, 7 jours sur 7

Au troisième jour de l’audience pour remise en liberté sous caution de Peter Nygard, ses avocats ont fait appel à deux nouveaux témoins, dont William Dietterle, le président de la société de surveillance BIL Security Services.

Les défenseurs de l’homme de 79 ans ont expliqué à la juge que Peter Nygard serait sous surveillance vidéo constamment, 24 h sur 24, 7 jours sur 7. De plus, un garde de sécurité surveillerait les extérieurs de la maison où il serait assigné, s’il était libéré. Ce garde serait fourni par l’entreprise Impact Security Group, mais celle-ci n’avait aucun représentant au tribunal jeudi.

L’audience s’est conclue en fin de matinée. La juge Shawn Greenberg a déclaré qu’elle avait besoin de quelques jours et qu'elle rendrait sa décision vendredi de la semaine prochaine, le 5 février à 9 h.

Des doutes précédents

Les avocats de Peter Nygard ont proposé cette nouvelle solution afin de convaincre la juge qui, la semaine dernière, avait émis de sérieux doutes concernant l’un des garants de Peter Nygard.

Greg Fenske, un ancien employé de l’homme d’affaires, a acheté une maison pour Peter Nygard avec de l’argent que ce dernier lui a transféré. Shawn Greenberg s’était demandé s'il avait quelque chose à perdre dans le cas où M. Nygard ne respecterait pas les conditions de sa libération sous caution.

Cela ne lui coûtera rien s’il perd la maison parce que ce n’est pas son argent, avait-elle fait remarquer.

L’entreprise de surveillance en contact permanent avec la police

Jeudi, William Dietterle a expliqué que son entreprise serait en mesure de surveiller continuellement M. Nygard en installant des caméras haute résolution aux entrées et sorties de sa maison, ainsi que tout autour de son terrain.

L’installation de ces équipements coûterait environ 20 000 $, auxquels il faut ajouter 3000 $ par mois pour le service.

Par ailleurs, William Dietterle a assuré que ses employés appelleraient la police immédiatement si Peter Nygard ne respectait pas les conditions de sa remise en liberté.

Nous avons une relation de travail avec la Gendarmerie royale du Canada et la police de Winnipeg. Notre entreprise est en contact presque tous les jours avec eux, a-t-il affirmé.

Selon son témoignage, seules trois entreprises au Canada sont en mesure de fournir un service fiable de surveillance de personnes remises en liberté.

Peter Nygard n’a plus de passeport

William Dietterle a aussi assuré que son entreprise n’arrêterait pas son service immédiatement si l’équipe de Peter Nygard arrêtait de le payer. Au contraire, il avertirait la justice, a-t-il dit.

Cette question s’est posée alors que, la semaine dernière, les défenseurs de Peter Nygard ont laissé entendre que l’homme d’affaires n’avait même pas assez d’argent pour se payer un nouveau passeport.

D’ailleurs, ses avocats ont récusé des informations de CBC/Radio-Canada selon lesquelles l’homme de 79 ans possède toujours un passeport valide jusqu’en 2025.

CBC a été dupée et l’histoire est fausse, a déclaré l’un de ses avocats, Jay Prober, devant la juge. Mon client n’a pas de passeport valide, a-t-il insisté.

Ses déclarations ont été confirmées par l’avocat du procureur général du Canada, Scott Farlinger. Celui-ci a affirmé que le passeport de M. Nygard avait été remis aux autorités canadiennes.

La Couronne veut plus de garanties

Dans sa déclaration finale, Scott Farlinger a réaffirmé son opposition à la libération sous caution de Peter Nygard. Il estime que ses garants ne sont ni assez fiables, ni assez solides et il croit que l’homme d’affaires pourrait s’enfuir.

Mais si la justice se rangeait du côté de Peter Nygard, l’avocat du procureur général du Canada a fait savoir qu’il demanderait des protections supplémentaires et l’imposition de conditions strictes telles que l’assignation à résidence, un couvre-feu, un bracelet à la cheville et la transmission des numéros de téléphone de Peter Nygard à la police.

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