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Éclosion de COVID-19 à la prison de Bordeaux

Vue du portail d'entrée de la prison.

L'Établissement de détention de Montréal, aussi connu sous le nom de prison de Bordeaux.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Plus de 14 agents de la paix en services correctionnels et 4 détenus ont été déclarés positifs à la COVID-19 dans les dernières 24 heures à la prison de Bordeaux, selon nos informations.

Dans l'urgence de la situation, près de 150 détenus de plusieurs secteurs du Bloc G ont dû se soumettre à un test COVID pour déterminer s'ils avaient contracté le virus. Les résultats devraient être connus au cours de la journée.

C'est une situation préoccupante parce que dès que la COVID entre dans nos murs, ça peut devenir rapidement exponentiel, déclare Mathieu Lavoie, président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

Selon le syndicat, un nombre élevé de détenus refuse actuellement de se faire tester par crainte de se retrouver en isolement durant 14 jours, advenant un résultat positif.

C'est très frustrant pour nos agents en milieu carcéral qui cherchent des moyens de freiner la propagation de la COVID. Ça les oblige également à prendre des risques en étant exposés à des détenus qui peuvent être porteurs du virus, ajoute M. Lavoie, qui représente plus de 500 agents de la paix uniquement à la prison de Bordeaux.

Les détenus auraient tout intérêt à dire la vérité sur leur état de santé. Il y a une infirmerie à l'intérieur de l'établissement, et ils ont accès plus rapidement que quiconque à des soins de santé. Il y a toujours des infirmières sur place.

Une citation de :Mathieu Lavoie, président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

Actuellement, le secteur B6 de l'établissement de détention est en isolement préventif. Cela signifie que les détenus concernés ne peuvent sortir de leur cellule pendant 14 jours.

Le but est de couper les contacts entre eux pour arrêter la propagation. De temps en temps, ils peuvent prendre une douche, explique Mathieu Lavoie.

Mesures sanitaires difficiles

L'application des mesures sanitaires est également difficile en milieu carcéral. Le port d'un couvre-visage est rarement respecté, ainsi que la distanciation sociale.

Le couvre-visage est demandé dans les corridors seulement, mais il n'est pas imposé par le ministère. De plus, la distanciation sociale est absente lorsque 24 détenus se retrouvent dans le même secteur, explique le président du syndicat.

Nous aimerions que le gouvernement du Québec soit plus strict sur l'obligation des tests COVID envers les détenus. Nos agents en milieu carcéral sont épuisés après dix mois de pandémie dans des conditions difficiles.

Plus de 225 détenus parmi les 950 à l'établissement de détention de Bordeaux sont en isolement. Une centaine d'entre eux se sont ajoutés en raison de cette nouvelle éclosion de COVID.

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