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Hausse de la consommation pétrolière et des GES au Québec

Pollution atmosphérique.

La consommation pétrolière a augmenté de 5 % de 2013 à 2019 et les émissions de GES de près de 3 % entre 2017 et 2018 au Québec, selon HEC Montréal.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

L'électrification graduelle des transports au Québec est encore très loin d'avoir fait fléchir les tendances de consommation de produits pétroliers et d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

Une étude publiée jeudi a observé que la consommation de produits pétroliers s'est accrue de 5 % de 2013 à 2019 au Québec et que les émissions de GES ont augmenté de près de 3 % entre 2017 et 2018. Le secteur des transports est majeur dans le bilan des émissions de GES.

L'étude intitulée État de l'énergie au Québec 2021, dévoilée par la Chaire de gestion du secteur de l'énergie de HEC Montréal, signale que malgré l'augmentation des ventes de véhicules électriques, qui représentaient 6 % des ventes totales en 2019, et du déploiement de bornes de recharge, la part de marché des camions légers, dont font partie les véhicules utilitaires sport (VUS), augmente toujours et représentait 69 % des ventes totales en 2019.

Un pot d'échappement de voiture.

La part de marché des camions légers représentait 69 % des ventes totales en 2019.

Photo : Radio-Canada

De plus, les auteurs de l'étude ont constaté que, malgré la pandémie de COVID-19, les ventes de véhicules ont suivi leur trajectoire des années précédentes. Les ventes de VUS et d’autres camions légers ont bondi de 284 % entre 1990 et 2019, pendant que celles des voitures reculaient de 29 %.

D'autre part, depuis 2015, les approvisionnements québécois en pétrole canadien et américain ont considérablement augmenté. L'an dernier, environ 46 % provenaient de l'Ouest canadien et 54 % des États-Unis.

Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire et coauteur de l'étude, croit qu'il est difficilement envisageable que le Québec atteigne ses objectifs climatiques. Il faudra d'abord réduire et optimiser la consommation, convertir en faveur des énergies renouvelables et ensuite électrifier, comme cela se fait en Allemagne, selon le professeur Pineau.

Néanmoins, l'étude souligne que des projets innovateurs font évoluer le secteur de l'énergie au Québec. La biométhanisation progresse, de nouvelles usines de biocarburant sont prévues et plusieurs projets impliquant l'hydrogène vert sont en préparation.

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