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7 % des Nord-Côtiers ont reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19

Un travailleur de la santé tient dans ses mains une fiole du vaccin de Pfizer-BioNTech.

Selon le CISSS, 95 % des résidents des CHSLD auraient accepté de recevoir la première dose du vaccin (archives).

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Avec plus de 6750 doses administrées, la plupart des personnes qui vivent en CHSLD et dans les résidences privées pour aînés de la région ont maintenant reçu une première injection du vaccin contre la COVID-19.

Cela représente environ 7 % de la population de la Côte-Nord, soit une des proportions les plus élevées du Québec, selon le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Bon nombre de travailleurs de la santé ont aussi pu se faire vacciner, même si environ la moitié d’entre eux ne l’ont pas encore fait, rapporte le CISSS.

Pendant ce temps, la vaccination se poursuit auprès des personnes âgées de plus de 80 ans qui ne vivent pas en résidence, ainsi que dans les communautés isolées de la Côte-Nord.

En Basse-Côte-Nord, dans la MRC de Caniapiscau et dans les communautés autochtones, 2380 personnes ont reçu le vaccin.

Avec une telle proportion de la population déjà vaccinée, ce premier bilan est positif, selon le directeur des services professionnels au CISSS de la Côte-Nord, le Dr Jean-François Labelle.

On a déjà 7 % de notre population de vaccinée, ce qui est nettement plus que dans plusieurs autres régions. Mais c’était pour vacciner nos populations qui étaient plus à risque, comme les populations isolées.

Jean-François Labelle, directeur des services professionnels au CISSS de la Côte-Nord

La vaccination se poursuivra pendant plusieurs mois, en fonction des livraisons et de l’organisation de l’injection de la deuxième dose. Il se pourrait cependant que le rythme actuel ralentisse.

Probablement que quand on va arriver à d’autres niveaux de population à vacciner, comme les 70 ans et plus, il va falloir attendre que les autres régions soient arrivées au même niveau que nous, ajoute le Dr Labelle.

La dame est assise pendant qu'elle reçoit un vaccin dans l'épaule.

La résidente du CHSLD de Sept-Îles, Rose-Annette Tremblay, était parmi les premières personnes de la région à recevoir le vaccin (archives).

Photo : CISSS de la Côte-Nord

Effets indésirables?

Alors que subsiste un faible risque de complications lié à l’injection du vaccin, seulement 2 des 6750 personnes vaccinées ont ressenti des effets secondaires dans la région.

Ces effets indésirables sont toutefois très légers, précise la directrice des Services multidisciplinaires, qualité, évaluation, performance et éthique au CISSS de la Côte-Nord, Nathalie Castilloux.

J’ai regardé avec la Direction de la santé publique et on a répertorié jusqu’à maintenant deux manifestations cliniques indésirables, mais légères. Il y en a un, c’était des vomissements. L’autre c’était, si je me souviens bien, des maux de tête ou des nausées, explique-t-elle.

Le consentement au vaccin

Dans la population visée par la campagne de vaccination, 95 % des résidents des CHSLD de la Côte-Nord ont accepté de se faire vacciner. Ce taux baisse à 87 % dans les résidences privées pour personnes âgées.

Le président-directeur général par intérim du CISSS, Claude Lévesque, affirme qu'environ 50 % des travailleurs de la santé ont quant à eux accepté de se faire vacciner, mais que ce nombre pourrait être revu à la hausse.

Je vous dirais que la tendance est en train de virer de façon significative. On a plus de demandes actuellement de gens qui veulent faire partie de la vaccination. Je vous dirais que les gens voulaient voir un peu les effets secondaires, ils voulaient voir de quoi ça avait l’air. Il y a des gens qui ont refusé une première fois, mais qui se sont réinscrits pour avoir leur dose.

Une infirmière portant masque et visière prend les signes vitaux d'un patient dans un lit d'hôpital.

Selon les données du CISSS, 3046 membres du personnel de la santé du réseau public de la région ont reçu une première dose du vaccin.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Claude Lévesque précise qu’il n’y aura pas de mesure coercitive pour obliger le personnel à se faire vacciner.

On n’a pas de conditions pénalisantes pour le personnel. Cependant, pour une personne qui ne serait pas vaccinée, qui aurait refusé le vaccin, on ne le retirera pas des centres de service à la population positive à la COVID. Il faudrait qu’[elle] porte ses équipements de sécurité. Pour nous, c’est assez clair là-dessus, mais on n'a aucune mesure coercitive pour obliger le personnel.

Avec les informations de Laurence Royer

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