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Des centaines de cancers non diagnostiqués en Mauricie-Centre-du-Québec, selon un spécialiste

Un patient entre dans un appareil PET Scan alors qu'à l'avant-plan, les premières images de la radiographie apparaissent sur l'écran d'un ordinateur.

Les diagnostics de cancer sont ralentis à cause du délestage dans les hôpitaux.

Photo : Getty Images / STEPHANE DE SAKUTIN

Radio-Canada

De plus en plus de voix s'élèvent et remettent en question la décision gouvernementale de reporter les chirurgies pour se concentrer sur la lutte à la COVID-19. À Trois-Rivières comme ailleurs, les chirurgies tournent au ralenti. Selon le Dr Norman Laurin, président de l’Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, il y a un coût humain au délestage et il remet en question la stratégie utilisée.

Si vous me demandiez de nommer un patient en particulier qui va mourir parce qu'il n'aura pas eu sa chirurgie ou sa colonoscopie, ceci est impossible. Mais sur la collectivité, l'ensemble du Québec, l'ensemble des patients de la région, je peux vous certifier la main sur l'évangile qu'il va y en avoir, explique Dr Laurin.

Son confrère hémato-oncologue, Dr Christian Carrier, estime que des centaines de patients ont un cancer en Mauricie et au Centre-du-Québec mais ignorent leur condition, faute de dépistage à cause des retards. C’est au détriment des patients qui n’ont pas le cancer ou qui ne sont pas encore dans le système et qui ne peuvent pas y entrer en ce moment parce que l’accès est limité, ajoute le chef du service d’oncologie médicale au CIUSSS MCQ. Dr Carrier précise toutefois que les patients soupçonnés d’avoir un cancer ou qui ont déjà un diagnostic reçoivent les soins nécessaires.

Soulagement en cardiologie

En cardiologie, Dr Ying Tung Sia a vu un délestage massif au printemps dernier qui a été suivi de retards. Il était impensable pour lui de repousser davantage. Le cardiologue pousse un soupir de soulagement puisque les diagnostics ont repris dans la région. Il encourage les patients à consulter. Mais il convient qu’ailleurs dans le réseau, tout le monde craint le pire .

Dr Norman Laurin voudrait voir un débat rapidement sur le coût humain des mesures prises. Là-dessus, je pense qu'il faut collectivement prendre le blâme. La collectivité des journalistes doit le faire, je pense que les médecins qui n'ont peut-être pas levé la voix doivent le faire, les politiciens doivent le faire, ajoute-t-il.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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