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Qu’ont fait les cégeps avec les 10 M$ en santé mentale?

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Une femme au travail affiche des problèmes de santé mentale.

Offrir ses services de santé mentale de manière virtuelle a permis à Sarah Spencer de rejoindre plus de gens.

Photo : iStock

Les 10 millions de dollars dédiés aux services en santé mentale dans les établissements postsecondaires, promis en août, ont bel et bien été injectés dans le réseau. Dans la région de Québec, tous les cégeps ont embauché davantage de personnel et ont multiplié les ateliers de soutien aux étudiants.

Dans le plus grand établissement collégial de la région, le Cégep de Sainte-Foy, la bonification de l’enveloppe dédiée à la santé mentale a permis d’embaucher deux nouveaux travailleurs sociaux, un technicien en travail social et un psychologue à temps partiel.

L’équipe de services psychosociaux a donc pratiquement doublé de taille au moment où davantage d’étudiants en ont besoin en raison de la pandémie.

Tout étudiant qui voudrait nous rencontrer aurait quand même de la facilité à avoir un rendez-vous assez rapidement, affirme le coordonnateur des services de consultation, Dany Dubois.

La différence est marquée alors qu’en temps normal, le Cégep de Sainte-Foy devait confier environ 40 % des étudiants qui demandaient des services en santé mentale au réseau de la santé ou à des organismes communautaires.

On a 13 personnes en mesure d'offrir de l'aide aux étudiants, de faire des ateliers, de diversifier l'offre aux étudiants pour venir les soutenir dans leurs besoins.

Dany Dubois, coordonnateur des services de consultation au Cégep de Sainte-Foy

Le Cégep Garneau a utilisé sa part des fonds sensiblement de la même manière, en embauchant un psychologue de plus à temps plein et un nouveau travailleur social à temps partiel.

Du côté du Cégep Limoilou, l’équivalent de trois jours par semaine de services psychosociaux ont été ajoutés.

Faire appel aux stagiaires

Au Cégep de Lévis, l'établissement a décidé de faire d’une pierre deux coups en offrant des stages rémunérés à deux étudiantes en travail social. La stratégie permet d’offrir davantage de services tout en offrant une expérience de travail alors que les stages sont plus difficiles à dénicher dans les organismes et les entreprises en raison de la pandémie.

Le directeur des affaires étudiantes par intérim, Marc-Antoine Guay, explique que les deux stagiaires auront entre autres comme mandat d'appeler tous les étudiants pour prendre le pouls étant donné qu’ils ne sont pas au cégep puisque la vaste majorité des cours sont donnés à distance.

L’une des stagiaires, Élisabeth Burgoyne, a déjà ciblé les principaux besoins de nombreux étudiants qui se retrouvent isolés à la maison à suivre leurs cours en solo.

J'ai fait appel aux étudiants par rapport à leurs besoins, ce qui a ressorti beaucoup, c'est surtout leur besoin pour maintenir leur motivation à l'école et trouver des trucs pour gérer leur anxiété , analyse l’étudiante de troisième année.

Le Cégep de Lévis a aussi embauché une nouvelle travailleuse sociale. An total, trois professionnels et deux stagiaires sont dédiés à la population étudiante de 2800 personnes.

Élisabeth Burgoyne, stagiaire en travail social au Cégep de Lévis

Élisabeth Burgoyne, stagiaire en travail social au Cégep de Lévis

Photo : Radio-Canada

Un autre 10 millions de dollars

En plus des 10 millions de dollars annoncés en août, le gouvernement Legault s’est engagé à verser un autre 10 millions pour améliorer l’accès aux services en santé mentale dans les institutions postsecondaires.

Cette deuxième enveloppe doit principalement servir à payer des partenariats avec le secteur privé pour bonifier l'offre de services.

La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Noémie Veilleux, note toutefois que rien n’a encore été dépensé depuis l’annonce du 2 novembre. Ces sommes-là qui ont été annoncées ne sont toujours pas utilisées dans les cégeps en raison des délais administratifs au Conseil du trésor, lance-t-elle en espérant que l’argent sera déboursé dans les prochaines semaines.

Elle souligne aussi que ce n’est pas tout d’offrir des services, encore faut-il en faire la promotion pour que les étudiants les connaissent et les utilisent.

Dans les cégeps, le grand problème, ce n'est pas la quantité de professionnels plus que la connaissance du service, contrairement à l'université où il y a de longues listes d'attente, souvent ce qu'on remarque c'est que les étudiants ne savent pas que ces services-là existent.

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