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La présumée victime de Michel Venne pressée de questions

Michel Venne au palais de justice de Québec, il porte un couvre-visage.

Michel Venne au troisième jour de son procès au palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada

Au palais de justice de Québec, le contre-interrogatoire de la présumée victime de Michel Venne, amorcé lundi, s'est poursuivi toute la journée mercredi.

L'avocate de l'ex-journaliste s'est attardée, dans les moindres détails, sur les gestes reprochés à l'homme de 60 ans.

Il est accusé d'avoir fait des attouchements à une adolescente de 17 ans, en 2008, alors qu'il était en situation d'autorité envers elle.

Michel Venne aurait alors mis sa main sur la hanche de la plaignante avant de tenter de la toucher aux parties intimes.

Cet événement serait survenu devant l'hôtel où l'adolescente séjournait, alors qu'elle accompagnait son patron dans la Vieille-Capitale pour le travail.

« Faire la bise »

L'avocate de M. Venne, Me Lida Sara Nouraie, a suggéré à la témoin que l'homme avait plutôt mis la main autour de sa taille.

La plaignante a conservé sa version, disant ne pas comprendre la différence.

Me Nouraie a aussi suggéré à la jeune femme que Venne voulait tout simplement lui « faire la bise », ce que la plaignante a réfuté.

La défense a aussi tenté de montrer les contradictions entre diverses déclarations faites par la présumée victime sur plusieurs tribunes.

Son contre-interrogatoire s'est terminé en fin de journée.

La poursuite a annoncé qu'elle comptait faire entendre deux autres témoins, soit un ex-collègue de travail de la plaignante et sa mère.

Lise Payette

Lors de son long contre-interrogatoire, l'avocate de Michel Venne a aussi révisé soigneusement la conversation téléphonique que la plaignante a eue avec Lise Payette.

Lors d'une rencontre en 2015, l'ex-ministre de la Condition féminine lui avait demandé de signer une lettre pour disculper Michel Venne.

Deux années plus tard, la jeune femme a téléphoné à Mme Payette et l'a enregistrée à son insu.

La plaignante explique avoir alors voulu retirer [son] consentement à la lettre.

La présumée victime a d'abord transmis une version écourtée de la conversation aux enquêteurs.

Enregistrement tronqué

La défense, qui a obtenu par la suite la version intégrale de l'enregistrement, a décelé une quinzaine de passages coupés.

L'avocate de Michel Venne est revenue sur chacun des extraits manquants.

Selon la plaignante, le montage visait à réduire la longueur du fichier en éliminant simplement les redondances et les éléments superflus.

Au moment de faire le montage, la plaignante a, par exemple, retiré un passage où elle disait à Lise Payette qu'elle l'admire.

À ce moment-là, j'en avais plus, d'admiration, pour madame Payette, a fait valoir la témoin avant de dire que sa position avait changé depuis.

Ce procès d'une durée annoncée de deux semaines semble respecter son échéancier.

Il est prévu que Michel Venne entame sa défense lundi.

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