•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les élus madelinots exigent un assouplissement des mesures après le 8 février

Cap-aux-Meules, vu du large.

Les élus demandent que Québec assouplisse les mesures sanitaires aux Îles-de-la-Madeleine après le 8 février (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

Le député et le maire des Îles-de-la-Madeleine réclament un retour de mesures qui reflètent la situation épidémiologique observée aux Îles-de-la-Madeleine, qui ne recense que deux cas de COVID-19 depuis Noël.

Joël Arseneau et Jonathan Lapierre demandent la réouverture des commerces, la reprise des activités sportives et de loisirs et de l'enseignement en présentiel ainsi que la tenue de rassemblements intérieurs.

Si M. Arseneau propose un retour aux mesures prévues dans le palier d’alerte jaune, en plus de la levée du couvre-feu, le maire Lapierre, lui, ne veut pas assortir ses propositions en fonction d’un code de couleur.

On veut dialoguer avec la santé publique pour déterminer ce qui est sécuritaire, explique M. Lapierre. Par exemple, est-ce qu’un rassemblement intérieur pourrait aller à 6 personnes ou à 10 personnes? Ce n’est pas le maire qui peut le définir, mais plutôt les autorités compétentes de la santé publique et c’est dans ce sens-là qu’on a fait nos propositions.

Les élus plaident que l'assouplissement des règles permettrait de soutenir les commerces locaux tout en offrant davantage d'occasions de socialisation aux Madelinots.

L'archipel ne recense que 35 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie

Resserrer l'accès au territoire?

Contrairement à d'autres élus de l'Est-du-Québec, le maire des Îles-de-la-Madeleine ne demande pas la mise en place de barrages interrégionaux ni un contrôle particulier des entrées en territoire madelinot.

Il n’y a pas de raison de revenir à des mesures de contrôle qui demandent une gestion de terrain extrêmement rigoureuse et dont personne n’a l’autorité compétente pour les faire respecter.

Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine

Selon Jonathan Lapierre, les recommandations d'éviter les voyages interrégionaux et de faire une quarantaine volontaire après un déplacement sont suffisantes pour protéger les Madelinots.

Alors qu’il demandait lui-même une fermeture des accès maritimes et aériens de l'archipel au début du mois de janvier, en réclamant un retour au palier orange en contrepartie, M. Lapierre estime que les craintes en lien avec les rassemblements durant les Fêtes et de possibles éclosions sont chose du passé.

Ces inquiétudes-là sont disparues, donc il n’y a pas lieu d’être de fermer le territoire des Îles, soutient Jonathan Lapierre. Et la situation au Québec est beaucoup mieux qu’il y a deux semaines.

Le traversier C.T.M.A. accoste au quai de Cap-aux-Meules aux Îles-de-la-Madeleine.

Jonathan Lapierre ne croit pas qu'il faut resserrer davantage l'accès au territoire madelinot (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

De son côté, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, n'est pas prêt à rejeter la possibilité de resserrer l'accès au territoire madelinot.

Je sais qu’il y a un courant dans la population qui souhaite qu’on aille plus loin que l’isolement volontaire. Est-ce que c’est réaliste qu’on puisse le faire avec les moyens qu’on a? Je veux qu’on fasse place à la discussion.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Le député souhaite ouvrir un dialogue incluant divers intervenants madelinots et les autorités de santé publique afin d'arriver à une position consensuelle du milieu dans le but d’éviter que la situation enviable qu’on a aux Îles ne bascule vers quelque chose de beaucoup moins intéressant.

Joël Arseneau présente un tableau avec les différents niveaux d'alerte du gouvernement provincial en matière de COVID-19.

Joël Arseneau demande que les Îles reviennent au palier d'alerte jaune (archives).

Photo : Radio-Canada

Il y a deux semaines, le directeur régional de santé publique avait déposé une proposition d’ordonnance pour rendre l'isolement de 14 jours obligatoire aux Îles-de-la-Madeleine, mais la mesure n’est finalement pas entrée en vigueur faute de consensus au sein du comité d'urgence sanitaire.

Le maire avait notamment exprimé ses doutes quant à l'efficacité de la proposition qui contenait trop d'exceptions selon lui pour réellement freiner le virus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !