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Le masque N95 « peut être envisagé » en cas d’éclosion non contrôlée, dit l'INSPQ

une pile masques N95.

Le masque N95 offre une protection contre les aérosols infectieux uniquement lorsqu'il est bien ajusté.

Photo : AP / Fernando Llano

Radio-Canada

Les travailleurs de la santé de tous les milieux de soins et milieux de vie pourraient avoir accès à un appareil de protection respiratoire (APR) dans le cas d’une éclosion non contrôlée dans leur milieu de travail.

Dans un document publié mercredi, le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a révisé ses recommandations concernant l’utilisation d’un appareil de protection respiratoire comme le N95.

Une éclosion de COVID-19 non contrôlée malgré le respect rigoureux de l’ensemble des mesures recommandées peut représenter une situation où la concentration d'aérosols du SRAS-CoV-2 est potentiellement plus élevée, estime maintenant le comité.

Dans ce contexte, une protection respiratoire à l’aide d’un appareil de protection respiratoire peut être envisagée, ajoute-t-il.

Afin de déterminer si l’utilisation d’un tel appareil est permise, le comité a publié un outil d’aide à la décision, qui prend la forme d'un questionnaire.

Il a été élaboré pour guider les travaux du comité de gestion d'éclosion de l'installation concernée, en présence d'une situation d'éclosion de COVID-19 non contrôlée, est-il écrit dans le document de l'INSPQ.

Contre-productif

La présidente du syndicat des travailleurs et travailleuses du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, Marjolaine Aubé, ne comprend pas pourquoi l’INSPQ ne recommande pas le port d’un APR comme le masque N95 en tout temps en zone rouge. Il y a eu tellement d’études; on le sait que le virus est aérotransporté, ajoute-t-elle.

Selon elle, il est contre-productif de ne permettre l’usage du masque N95 que s'il y a une éclosion non contrôlée. Pour éviter qu’on soit contaminés, le N95 devrait être porté en tout temps, dit-elle.

C’est une demi-mesure que l’INSPQ émet, mais au moins, on fait un pas.

Marjolaine Aubé, présidente du syndicat des travailleurs et travailleuses du CISSS de Laval

En entrevue à Radio-Canada, le Dr Jasmin Villeneuve, médecin-conseil à l’INSPQ, explique que lorsqu’il y a une éclosion dans un milieu de santé, un ensemble de mesures doivent être mises en place. Selon lui, c’est le respect de l’ensemble de ces mesures qui doit être privilégié.

Les données qu’on a nous montrent qu’il est possible de prendre le contrôle d’une éclosion sans l’usage du masque N95, ajoute-t-il.

Un autre facteur qu’il soulève est l’ajustement que demande un appareil de protection respiratoire comme le N95. Pareil masque non ajusté pourrait augmenter le risque de contamination, selon lui.

Avec les informations de Nahila Bendali

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