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Des questions et des réponses autour du passeport de Peter Nygard

Peter Nygard demande à être libéré de prison et assure qu'il ne quittera pas le Canada.

Le passeport est dans un sac de plastique. La date d'expiration est entourée d'un trait noir.

Cette photo obtenue par CBC montre que le passeport de Peter Nygard est valide jusqu'au 19 mars 2025.

Photo : Radio-Canada / soumise

Radio-Canada

Les avocats de l’ancien magnat canadien de la mode, Peter Nygard, ont assuré devant un tribunal que leur client ne dispose plus d'un passeport valide. Des informations obtenues par CBC ont laissé croire que son passeport était valide jusqu’en mars 2025.

Une photo du passeport de Peter Nygard obtenue par CBC montre que la date d'expiration du document est le 19 mars 2025.

Les avocats de Peter Nygard ont assuré la semaine dernière devant un tribunal de Winnipeg que leur client n’avait pas renouvelé son passeport qui avait expiré, selon eux, en septembre 2020.

Jay Prober et Richard Wolton, ses avocats, ont tenté de convaincre une juge du Manitoba que leur client ne risquait pas de s’enfuir s'il était libéré de prison. Après l'expiration de son passeport en septembre, M. Nygard n’en a pas demandé de nouveau, avait affirmé Jay Prober.

Peter Nygard n'a plus de passeport

Le 28 janvier, au troisième jour de l’audience pour remise en liberté sous caution de Peter Nygard, les avocats de Peter Nygard ont récusé les informations de CBC/Radio-Canada selon lesquelles l’homme de 79 ans possède toujours un passeport valide jusqu’en 2025.

CBC a été dupée et l’histoire est fausse, a déclaré Jay Prober devant la juge. Mon client n’a pas de passeport valide, a-t-il insisté.

Ses déclarations ont été confirmées par l’avocat du procureur général du Canada, Scott Farlinger, qui a affirmé que le passeport de M. Nygard avait été remis aux autorités canadiennes.

Pas de commentaires des avocats

Nous ne pouvons pas faire de commentaires parce que l’affaire est devant un tribunal, avait déclaré l’avocat de Peter Nygard, Jay Prober, en réponse à un courriel demandant d’expliquer la différence entre la photo obtenue par CBC et les déclarations de son client.

L’homme de 79 ans fait face à 9 chefs d’accusation aux États-Unis, dont ceux de racket et de trafic sexuel. Selon un document de cour, les preuves rassemblées aux États-Unis réunissent des témoignages de plus d’une vingtaine de personnes.

L’ancien magnat de la mode souhaite être libéré dans l’attente d’un procès en vue d’une éventuelle extradition vers les États-Unis. Il est détenu au Centre correctionnel de Headingley, au Manitoba.

Je ne suis pas à risque de m’enfuir, a écrit l’ancien homme d'affaires dans une déposition signée le 3 janvier et jointe à son dossier de remise en liberté conditionnelle.

Il assure aussi être demeuré au Canada depuis février 2020 malgré le fait qu’il est sous le coup d’une possible extradition vers les États-Unis.

Je n'ai fait aucun effort pour quitter le Canada bien que j'aurais certainement pu le faire. En fait, j'ai même laissé mon passeport expirer en septembre 2020 et je ne l'ai pas renouvelé, a écrit Peter Nygard.

La COVID-19 pourrait changer la donne

Ses avocats ont fait valoir que Peter Nygard ne risquait pas de s’enfuir parce que sa santé est déclinante et qu’il risque de mourir de la COVID-19 s’il reste en prison.

Selon Gary Botting, un avocat de Colombie-Britannique et expert en extradition, la COVID-19 pourrait changer la donne, notamment dans le cas où le processus d’extradition pourrait prendre de 2 à 10 ans.

Il y a une vraie inquiétude concernant le fait que la COVID-19 se propage dans les centres de détention provisoire et les prisons. Cela pourrait très bien être une préoccupation d'un juge, qui pourrait alors envisager des solutions de rechange telles qu'un bracelet à la cheville, une assignation à résidence, ce genre de choses.

Gary Botting ajoute qu'en dépit de la réputation de Peter Nygard, comme tous les accusés, il est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par un tribunal américain.

Les audiences d'extradition ne sont pas des procès et, pour cette raison, il devrait être traité en conséquence. On parle d'une très longue période pendant laquelle l'individu est incarcéré sans avoir été reconnu coupable de quoi que ce soit, relève-t-il.

Après le troisième jour d'audience, la juge a indiqué qu'elle rendra sa décision le 5 février à 9 h.

Avec des informations de CBC

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