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Le transport interurbain en autocar réduit au minimum

Logo Keolis en gros plan sur un autocar.

Un autocar de Keolis

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L'entreprise de transport interurbain en autocar Keolis Canada réduit ses services au minimum en raison de la pandémie. À partir du 7 février, les départs seront annulés dans l'ensemble des régions, à l'exception des lignes Québec-Montréal et Québec-Rimouski.

Il y a vraiment juste les lignes principales qui vont continuer à rouler, confirme le président-directeur général de Keolis Canada, Pierre-Paul Pharand. L’achalandage dans les autocars Orléans Express a chuté de manière dramatique et l’entreprise a décidé de conserver uniquement 8 départs par jour, comparativement à 16 depuis l’automne et à 80 en temps normal.

On parle de pertes de millions par mois. Si on veut assurer la pérennité de l’entreprise, si on veut qu’Orléans Express soit là à la sortie de la pandémie et qu’on puisse reprendre nos activités, on se doit de prendre des décisions très difficiles pour assurer cette viabilité financière à plus long terme.

L'achalandage n'est juste pas là

À titre d’exemple, de 8000 à 11 000 personnes voyagent habituellement en autocar entre Québec et Rimouski chaque mois. Depuis le début de la pandémie, ce sont à peine 900 passagers qui font le trajet mensuellement.

Bien que les nouvelles sur le front sanitaire soient encourageantes ces derniers jours avec une diminution notable des nouveaux cas quotidiens, le PDG de Keolis Canada n’entrevoit pas d’embellie à court terme pour le secteur du transport interurbain. Au niveau transport, l’achalandage n’est juste pas là. C’est pas parce que la situation commence à s’améliorer que, tout d’un coup, les gens se remettent à voyager.

Pierre-Paul Pharand affirme être bien conscient du caractère essentiel du transport interrégional. Il promet qu’une fois la pandémie derrière nous, toutes les régions seront à nouveau desservies. Aussitôt que les conditions vont permettre la reprise des activités, on va reprendre ces activités-là, parce qu’on considère que le service est important, surtout pour les régions.

Au printemps dernier, Keolis Canada avait aussi été forcée d’annuler la totalité de ses départs pendant plusieurs mois alors que les déplacements non essentiels entre les régions étaient interdits.

Une interruption dénoncée

Dans une lettre adressée au ministre des Transports François Bonnardel, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) dénonce l’arrêt des services annoncé par Keolis en Mauricie, au Centre-du-Québec, au Bas-St-Laurent et en Gaspésie.

À titre de porte-parole des régions, la Fédération québécoise des municipalités vous demande une intervention d'urgence pour éviter que ces régions soient privées de ce service essentiel.

La FQM déplore que cette entreprise qui bénéfice d'un cadre réglementaire favorable, priorise les grands marchés au détriment des communautés de nos territoires qui lui ont pourtant été loyales.

Ainsi elle demande au ministre d’intervenir d’urgence afin de maintenir un service minimal dans ces régions délaissées.

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