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Des jeunes recherchés pour un nouveau vaccin contre le méningocoque

Illustration représentant la bactérie.

Le méningocoque peut causer des maladies graves telles que la méningite.

Photo : iStock

Le CHU de Québec souhaite recruter une vingtaine de jeunes entre 10 et 25 ans pour participer à une étude sur l'efficacité d'un nouveau vaccin contre la méningite à méningocoque. Un vaccin qui pourrait, s'il est efficace, éviter de nombreuses difficultés liées à cette inflammation des méninges.

Le fils de Marie-Ève Gagnon, Benjamin, a contracté la méningite à méningocoque de type B en 1999. Il n'avait que quatre mois.

Le méningocoque est une bactérie qui peut provoquer une infection grave du sang et du système nerveux. Lorsqu'elle cause une méningite, les conséquences peuvent être multiples, comme une perte auditive, des convulsions, des problèmes d'apprentissage et de comportement et dans certains cas, la mort.

Tout a commencé avec de la forte fièvre [...], se rappelle Marie-Ève Gagnon. Ça a fini avec une déficience intellectuelle majeure et une quadra-amputation aux mains et aux deux jambes, sous les genoux. Ça l'a amené son lot de difficulté au niveau médicale .

Aujourd'hui âgé de 22 ans, Benjamin a eu jusqu'ici près de 60 opérations.

Benjamin Gagnon et sa mère, Marie-Ève.

Benjamin Gagnon et sa mère Marie-Ève.

Photo : Marie-Ève Gagnon

Il n'a pas un os qui pousse au même rythme. Je ne peux même pas vous dire le nombre de médecins qui travaillent dans le dossier médical de Benjamin. Je ne le souhaite à personne. Vous ne voulez pas vivre ça, confie Mme Gagnon.

Pas de vaccin

Marie-Ève Gagnon a été ravie d'entendre l'intention du CHU de Québec d'étudier un nouveau vaccin contre la méningite à méningocoque.

Son Benjamin, lorsqu'il a contracté la bactérie en 1999, n'avait pas accès à une telle protection.

Pour la méningite à méningocoque B, ça n'existait pas en 1999. Les premiers vaccins ont fait leur apparition en fin d'année 2013. J'aurais dont voulu bénéficier de ça à l'époque. Malheureusement pour nous, ça n'a pas été possible, explique la mère de famille.

Elle invite tous les parents qui ont reçu une invitation du CHU à répondre à l'appel.

Sachant tout ce que je vis aujourd'hui avec les rendez-vous médicaux que ça comporte, ça l'a un impact pas juste pour l'enfant, mais pour toute la famille

Marie-Ève Gagnon

Mon slogan a moi, c'est penser vite et protéger vos méninges, dit-elle.

Benjamin Gagnon

Benjamin Gagnon

Photo : Marie-Ève Gagnon\Anne Geddes

Protéger contre tous les groupes de méningocoque

Le méningocoque, une bactérie qui mène à une méningite, est divisé en cinq sérogroupes : A, B, C, W et Y.

Benjamin, lui, a contracté le sérogroupe B. Le gouvernement du Québec offre un vaccin contre le C.

Actuellement, deux vaccins existent pour se prémunir contre les différents sérogroupes. Or, aucun vaccin ne permet de se protéger contre tous les sérogroupes combinés.

Le CHU de Québec tentera de remédier à cette situation, selon la Dre Marie-Louise Vachon, microbiologiste-infectiologue et responsable de l’étude.

L'objectif est de démontrer l'efficacité, l'immunogénicité et l'innocuité d'un vaccin qui protégerait contre les 5 sérogroupes de la bactérie, souligne la Dre Vachon.

Le but, c'est de prévenir tous les types de méningite à méningocoque, tous les groupes combinés. C'est essayer d'éviter qu'il y ait des éclosions ou qu'il y ait une recrudescence d'un certain [type]. On voudrait empêcher que des sérogroupes augmentent, ajoute-t-elle.

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L'Hôpital de l'Enfant-Jésus du CHU de Québec

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

L'étude pourrait éventuellement mener à l'approbation d'un vaccin par Santé Canada.

De là à savoir qu'elle serait son utilisation future, là, on dépasse le cadre de l'étude, précise la Dre Vachon.

3650 jeunes

L'étude vise des jeunes âgés de 10 à 25 ans en santé.

Une version précédente de ce texte indiquait que le CHU de Québec était à la recherche de 3650 jeunes pour mener l'étude. C'est plutôt 3650 jeunes qui seront recrutés partout dans le monde, dont une vingtaine à Québec.

Pour les plus jeunes, des parents ont reçu une invitation à participer à l'étude par le biais de leur école.

S’ils acceptent de participer à l'étude, ils devront assurer six suivis en personnes avec le CHU et dix contacts téléphoniques sur une période de 18 mois.

Ils recevront quatre doses de vaccins ainsi que quatre prises de sang.

Ils devront aussi compléter un journal électronique après les trois premières vaccinations.

Une compensation financière est également prévue.

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