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Déjà plus de 3000 personnes vaccinées dans le Nord-du-Québec

Une infirmière vaccine une femme.

La population générale peut maintenant être vaccinée dans le Nord-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La population de 40 ans et plus vivant dans la région du Nord-du-Québec a accès au vaccin contre la COVID-19 depuis la semaine dernière. Même si cette population a été plutôt épargnée par la pandémie, la fragilité du réseau de la santé a incité Québec à les inclure parmi les groupes prioritaires.

Déjà plus de 3000 personnes ont reçu une première dose du vaccin de Moderna depuis le début janvier. Les plages horaires pour la population en général, qui ont été ouvertes le 21 janvier, se sont remplies rapidement, au grand bonheur des autorités régionales de la santé.

La réponse de la population est excellente, se réjouit la PDG du Centre régional de santé et services sociaux de la Baie-James, Nathalie Boisvert. Même si nous avons d’excellents services de base, les gens comprennent la vulnérabilité de notre système de santé. Nous n’avons pas de centre désigné COVID. Mis à part à Chibougamau, où on peut garder un patient en observation pendant 24 heures, les gens de Lebel-sur-Quévillon, Matagami ou Radisson doivent être transférés dès qu’ils ont besoin d’un service de santé relié à la COVID.

À la clinique de vaccination de Lebel-sur-Quévillon, l’infirmière clinicienne Mélissa Grenier dit ressentir l’enthousiasme des gens qui se présentent pour obtenir leur première dose.

Ça se passe encore mieux qu’on le pensait. Les gens sont curieux, mais ils ont surtout très hâte. Ils attendaient ça. On est quand même choyés d’avoir ça rapidement dans le Nord-du-Québec, note-t-elle.

Retour à une vie plus normale

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, explique que les municipalités du Nord-du-Québec ont demandé à être incluses parmi les groupes prioritaires de la vaccination, en même temps que les populations isolées du Nunavik et des Terres-Cries-de-la Baie-James.

Il espère que cette campagne de vaccination permettra d’entrevoir un retour à une vie plus normale.

Alain Poirier pose dans un stationnement l'hiver.

Alain Poirier, maire de Lebel-sur-Quévillon

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Au niveau social, les gens vont pouvoir commencer à se revoir, souhaite-t-il. On souhaite maintenant que le gouvernement va modifier les restrictions. On souhaite ardemment revenir en zone jaune. Et au niveau économique, ça va permettre à nos commerces de rouvrir. On veut reprendre une vie économique normale.

D’ici la fin mars

Après la population de 40 ans et plus, les adultes de 18 à 39 ans seront eux aussi appelés à prendre un rendez-vous pour se faire vacciner dans les prochaines semaines. L’objectif est d’avoir vacciné tous les adultes qui le désirent d’ici la fin mars, soit plus de 10 000 personnes, si évidemment les livraisons des doses de vaccin sont au rendez-vous.

C’est un grand privilège pour notre population d’être vaccinée, mais il va quand même falloir maintenir les mesures de base, prévient Nathalie Boisvert. Nous aurons toujours des travailleurs qui viennent de l’extérieur et on ignore à quel point les gens vaccinés peuvent être encore vecteurs de la maladie. Mais pour notre réseau et nos équipes, ça voudra dire moins de personnes malades, moins de transferts. On arrive à maintenir nos services de base à travers tout ça, mais c’est exigeant. La vaccination est vue comme un bel espoir pour notre région.

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