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Horgan attend l'avis de la santé publique pour imposer la quarantaine aux Canadiens

Pour le moment, la C.-B. compte se concentrer sur le renforcement des mesures en vigueur.

John Horgan.

Les voyageurs en visite dans la province constituent un important problème, plaide le premier ministre John Horgan.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Même si elle cherche depuis l’automne à restreindre les déplacements interprovinciaux, la Colombie-Britannique attend d’obtenir des recommandations de la santé publique basée sur la science avant de suivre l’exemple du Manitoba et d'imposer une quarantaine obligatoire aux visiteurs provenant des autres provinces.

Le premier ministre John Horgan s’en remet ainsi aux autorités sanitaires pour évaluer les bénéfices d’une telle mesure.

La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, m'assure que lorsque les preuves seront là, elle me les présentera.[...] et nous serons peut-être mieux placés pour agir à ce moment-là, fait-il valoir.

Les voyages non essentiels dans la province constituent un important problème, plaide M. Horgan. La solution à l'heure actuelle repose sur le renforcement des mesures en vigueur, dit-il.

Si vous venez en Colombie-Britannique, a commencé John Horgan, avant d'hésiter et d'admettre qu'il allait dire une chose, mais préférait reculer, vous feriez mieux de suivre nos directives ou nous vous attendrons de pied ferme.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des provinces aux réalités différentes

Depuis des mois, la province cherche à contrôler les déplacements interprovinciaux, demandant d’abord à Ottawa de légiférer en ce sens, puis en explorant en vain les options légales lui permettant de fermer sa frontière aux visiteurs d’autres provinces et territoires.

Mardi, le Manitoba a annoncé l’imposition d’une quarantaine obligatoire à tous les voyageurs entrant sur son territoire. L’isolement de 14 jours obligatoire était déjà en place pour les personnes provenant de l’est du Canada.

Il est difficile de comparer les deux provinces, dit John Horgan. Les différences entre le Manitoba et la Colombie-Britannique sont évidentes.

Par habitant, leur nombre de cas est effrayant, observe-t-il. Je comprends pourquoi ils ont pris cette décision.

Alors qu’il existe quatre routes traversant la province manitobaine, il y en a une douzaine en Colombie-Britannique. Nous avons [plusieurs] grands aéroports, ils en ont un, cite-t-il en exemple.

Implanter et faire respecter une telle mesure requiert donc davantage de logistiques pour la province, selon M. Horgan.

John Horgan, Adrian Dix, et Bonnie Henry.

Le premier ministre de la C.-B., John Horgan, en compagnie du ministre de la Santé, Adrian Dix, et de la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Un an de cas actifs

Un an est passé depuis qu'un premier cas de COVID-19 a été détecté en Colombie-Britannique, rappelle le premier ministre.

Prenons un moment pour réfléchir aux sacrifices que nous avons faits, et puisons un peu plus loin pour trouver une énergie supplémentaire, demande-t-il aux Britanno-Colombiens.

Demander aux gens  d’en faire plus  est une stratégie qui s'est attiré des critiques, notamment de la chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, Sonia Furstenau, qui estiment qu'il revient au gouvernement de prendre davantage de mesures pour lutter contre la COVID-19.

À ce jour, 1168 personnes sont décédées des suites de la maladie dans la province.

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