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Le transport régional continue de se fragiliser

Des autobus d'Intercar stationnés.

Des autobus de la compagnie Intercar

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Le groupe Intercar et le Groupe Autocar Jeannois subissent les conséquences de l’interruption de la majorité de leurs liaisons, alors que le transport nolisé de touristes ou d'athlètes est arrêté depuis presque un an.

Avant la pandémie, le Groupe Intercar assurait 30 liaisons par jour sur les six circuits qu'il opère au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord. Actuellement, seulement deux liaisons par semaine sont maintenues entre Québec et Saguenay.

Le transport scolaire permet de maintenir un certain rendement, mais le président de l’entreprise Hugo Gilbert considère cette activité comme nettement insuffisante.

L'entreprise régionale devra investir dans sa flotte de véhicules et trouver de nouveaux employés, quand il sera le temps de redémarrer les opérations pour retrouver un rythme normal.

Par véhicule on estime entre 20 000 $ et 30 000 $ de coût de redémarrage. Certains de nos employés, ça va faire un an qu’ils ont arrêté, ils se sont trouvés d’autres employeurs.

Pas d'accès aux aides gouvernementales

La flotte de 45 autobus du Groupe Autocar Jeannois, qui se spécialise dans le transport nolisé de touristes et d'équipes sportives, est à l'arrêt depuis bientôt un an.

Il existe un programme de soutien au ministère des Transports pour venir en aide aux transporteurs régionaux, mais il ne s'applique pas à des entreprises de transports nolisés touristiques comme le Groupe Autocar Jeannois, explique son président, Stéphane Lefebvre.

On ne se qualifie pas dans les aides, on est dans une zone tampon ou zone grise.

Stéphane Lefebvre , président du Groupe Autocar Jeannois

Une soixantaine d'employés sur les 225 que compte le Groupe Autocar Jeannois ont été mis à pied durant la dernière année.

Nationaliser le transport régional?

Québec Solidaire relance son ambition de nationaliser le transport régional. Selon la co-porte-parole, Manon Massé, plusieurs liaisons en région, interrompues par la pandémie, sont menacées de disparaître en raison des difficultés financières vécues par les entreprises de transport.

Manon Massé pense que la population québécoise serait beaucoup mieux desservie si ce service était nationalisé. Mais cette proposition n’est pas au goût du président du Groupe Intercar.

Elle propose de racheter les permis de ces entreprises, une opération qu'elle évalue à 2 milliards de dollars. Hugo Gilbert rappelle qu'il existe déjà un programme d'aide du ministère des Transports et qu'il suffirait de le bonifier au retour de la pandémie. Une solution beaucoup moins coûteuse pour les contribuables selon lui.

L’idée de Québec Solidaire de 2 milliards $ est complètement disjonctée par rapport au montant réel que cela coûterait de nationaliser. Le programme du MTQ est très bien, il mériterait d’être un peu bonifié, mais on ne parle pas d’enveloppe de 2 milliards $, mais une enveloppe en dessous de 20 millions , renchérit-il.

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, juge également inconcevable l'idée de retirer du marché des entreprises familiales, implantées dans les régions, pour les remplacer par une société étatique centralisée.

Selon des informations de Jean-François Coulombe.

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