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« Tout est sur la table » alors que le N.-B. se penche sur l'avenir des soins de santé

Une civière vide dans un corridor d'hôpital.

L'offre des soins de santé pourrait être appelée à changer au Nouveau-Brunswick.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick s’apprête à lancer un grand exercice de consultation sur l’avenir des soins de santé et affirme que « tout est sur la table ».

Le ministère de la Santé a déjà publié un document de travail intitulé Agir en faveur de soins de santé publique fiables (Nouvelle fenêtre).

Des consultations publiques en ligne auront lieu pour plusieurs collectivités, dont les six communautés où le gouvernement comptait réduire les heures d’ouverture des urgences durant la nuit, avant de faire marche arrière sur cette mesure.

Les membres du public qui désirent y participer pourront s’inscrire. L'horaire des séances de consultation n'est pas encore établi.

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, dit avoir hâte d’entendre ses concitoyens sur l’avenir de leurs soins de santé. Elle promet que tous les sujets et les réformes potentielles seront sur la table si le public le souhaite, y compris des services de santé privés, des frais imposés aux usagers ou un plus grand accès à l’avortement. Rien n’est prédéterminé, promet-elle.

Améliorer l’accès aux médecins de famille

Dorothy Shephard s’attend à ce que beaucoup de gens abordent la question des soins primaires. Elle dit que 95 % des Néo-Brunswickois ont un médecin de famille, mais seulement 55 % d’entre eux peuvent consulter leur médecin dans un délai de cinq jours.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, le 26 novembre 2020.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

La ministre dit vouloir travailler avec la Société médicale et les médecins de famille pour trouver des moyens d’améliorer la situation et d’amener moins de patients à se présenter aux urgences.

Selon la Société médicale du Nouveau-Brunswick, 44 000 personnes n’avaient pas accès à un médecin de première ligne en 2018.

La ministre Shephard dit comprendre qu’il faut embaucher plus d'infirmiers et de médecins et elle rappelle que c’est le cas aussi des autres gouvernements. Elle veut rendre le Nouveau-Brunswick plus attirant pour les professionnels de la santé et elle estime qu'il faudra peut-être faire des changements en matière de livraison des services.

Prévoir une demande accrue

Le vieillissement de la population est aussi une question importante, indique la ministre Shephard. Elle précise que 26 % de la population de la province sera âgée de plus de 65 ans dans cinq ans. Elle explique qu’il faut discuter de moyens de répondre à une demande accrue de services de santé.

Il est question d’organiser des consultations publiques alors que le nord-ouest de la province est confiné et que d’importantes restrictions sont imposées dans d’autres régions pour lutter contre la pandémie.

Les consultations ont déjà été reportées plusieurs fois et ne peuvent pas être indéfiniment remises parce qu’il faut s’attaquer dès maintenant à ces défis, estime Dorothy Shephard.

Le gouvernement compte sur la participation de 26 groupes d’intervenants, dont les Autochtones et divers ministères.

Dorothy Shephard ajoute que le Nouveau-Brunswick doit respecter la Loi canadienne sur la santé et qu’elle croit que les soins de santé doivent demeurer publics, mais elle n’écarte pas un plus grand recours au secteur privé dans les prochaines années. Les pharmaciens et d'autres professionnels de la santé dans le privé participent déjà au système de santé, dit-elle, à titre d'exemples.

Les Néo-Brunswickois peuvent déjà envoyer leurs commentaires au ministère de la Santé au sujet du document de travail à l’adresse de courriel healthplansante@gnb.ca.

Avec les renseignements de CBC

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