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Archives

La passion communicative de Gérard-Marie Boivin

Gérard-Marie Boivin souriant. Sur le mur derrière lui, on voit l'infographie du titre de l'émission «Ce soir».

Le journaliste et animateur Gérard-Marie Boivin en 1979.

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Radio-Canada

Il y a 25 ans s’éteignait prématurément, à l’âge de 47 ans, le journaliste et animateur Gérard-Marie Boivin. Retrouvez dans nos archives celui que l’on surnommait le sourire de l’information.

Nombreux se souviendront de la voix sympathique et apaisante de Gérard-Marie Boivin au micro de l’émission radio Il fait toujours beau quelque part.

Pendant six années, de 1983 à 1989, Gérard-Marie Boivin anime cette émission quotidienne de trois heures sur les ondes de Radio-Canada.

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Autopublicité pour l'émission radio «Il fait toujours beau quelque part», septembre 1983

Homme affable et curieux, Gérard-Marie Boivin y traite de tous les sujets : enjeux de société, préoccupations familiales, santé, décoration…

Comme le titre de son émission l’indique, l’animateur s'emploie à faire ressortir le bon côté des choses et il cherche des réponses.

Il aime les gens et parvient à faire briller ses invités tout comme ses collègues, dont il est grandement apprécié.

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Gérard-Marie Boivin, souriant devant un micro suspendu.

Il fait toujours beau quelque part (audio), 27 mars 1989

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Ça m’a profondément humanisé, ça m’a appris à quel point j'étais attaché à la vie.

Jean-Gilles Godin

Dans cet extrait de l’émission Il fait toujours beau quelque part du 27 mars 1989, Gérard-Marie Boivin donne par exemple la parole à un sidéen.

Je pense qu'on réagit plus mal à cette maladie-là qu'à toute autre maladie qui a les mêmes conséquences.

Gérard-Marie Boivin

Ponctuant son entrevue de touches d’empathie, l’intervieweur limite néanmoins ses interventions afin de donner toute la place à ce témoignage lumineux.

Dans cette entrevue, Jean-Gilles Godin s’exprime sur le processus d’acceptation de cette maladie, sur cette condamnation à mort, mais aussi sur le changement de valeurs qu’elle a suscité chez lui.

Je considère que c’est une grâce d’avoir tout ce temps pour se préparer, confie le sidéen à Gérard-Marie Boivin, de traverser toutes les étapes qui vont de l’expression de mon attachement à la vie à la reconnaissance qu’être vivant, ça veut aussi dire mourir.

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Au jour le jour, 21 novembre 1988

Ces longues entrevues d’une heure conduites par Gérard-Boivin, le plus souvent avec des personnalités publiques, deviennent en quelque sorte la marque de commerce de l’émission Il fait toujours beau quelque part.

Dans l’émission Au jour le jour du 21 novembre 1988, il tente d’expliquer à l’animatrice Dominique Lajeunesse le succès de cette formule dont il a tiré un livre, À micro ouvert.

Je suis un grand placoteux, mais j'ai découvert aussi que quand j'ai quelqu’un devant moi qui aime parler, je deviens facilement un écoutant, une grande oreille, pour reprendre l’expression.

Gérard-Marie Boivin

Gérard-Marie Boivin rend justice au travail de sa réalisatrice et de ses recherchistes, qui préparent le terrain à ces entrevues plus humaines et personnelles.

Le médium de la radio, dit-il, permet aussi de créer une ambiance qui favorise la confidence.

Les gens sortent avec un grand sourire, souligne l’animateur. À 41 ans, avec son bagage, ses apprentissages, ses souvenirs, il les accompagne dans leur histoire et les invite à se livrer en douceur.

Avant d’animer Il fait toujours beau quelque part, Gérard-Marie Boivin était un visage associé à l’information.

Entré à Radio-Canada en 1972, il travaille d’abord comme reporter national puis comme correspondant à Ottawa et à Washington jusqu’en 1977.

Il présente ensuite les actualités au bulletin quotidien Ce soir de 1978 à 1980.

Gérard-Marie Boivin aime couvrir les questions qui touchent directement à nos vies. C’est ainsi qu’il se voit confier en 1981 un nouveau magazine d’information : Repères.

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Repères, 18 septembre 1981

Diffusé le vendredi soir, le grand magazine Repères qu’il coanime avec Aline Desjardins garde l’antenne durant deux saisons.

Dans la première émission du 18 septembre 1981 dont nous vous présentons un extrait, Gérard-Marie Boivin en décrit la mission.

Parce que la vie est de plus en plus compliquée, il faut se donner des points de repère pour parvenir à mieux vivre aujourd'hui.

Gérard-Marie Boivin

L’animateur, curieux et soucieux du bien-être du monde qui l’entoure, a déjà trouvé le type d’émission qui lui sied bien.

Il confie plus tard en entrevue choisir des projets qui le stimulent avec des gens qu’il aime plutôt que des émissions plus prestigieuses qui lui feraient gravir des échelons.

Tout en travaillant à Radio-Canada, Gérard-Marie Boivin anime d’ailleurs des émissions sur les ondes de TVA, telles que La parole est à vous, Derrière le titre et Rendez-vous.

En 1990, il quitte Radio-Canada pour prendre la barre de la quotidienne Téléservice à Radio-Québec (maintenant Télé-Québec), une émission à laquelle il est aussi grandement associé dans la mémoire du public.

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En direct (audio), 10 septembre 1991

Photo : Radio-Canada

Le 10 septembre 1991, l’espace d’une entrevue à l’émission radio En direct, Gérard-Marie Boivin discute d’andropause et de son implication dans le Championnat mondial d’orthographe, mais il revisite surtout le studio où il a animé Il fait toujours beau quelque part.

Une émission qui lui a fait découvrir son sens de l’humour, confie-t-il à l’animatrice Christiane Charette, et dont il pense avoir recréé l’atmosphère de plaisir et de bonheur avec l’équipe de Téléservice.

L’animatrice, qui occupe son ancien créneau horaire à la radio tout comme Marie-France Bazzo, Catherine Perrin et Pénélope McQuade par la suite, ne peut s’empêcher de le tutoyer.

Les deux ont déjà travaillé ensemble et le doyen la taquine d’ailleurs au passage sur sa nature angoissée.

Je prends les choses de moins en moins au sérieux tout en les faisant très sérieusement. Je vieillis bien!

Gérard-Marie Boivin

Gérard-Marie Boivin quitte l’émission Téléservice en mai 1993. Au terme d’une longue maladie, il s’éteint le 30 janvier 1996 à son domicile de Sainte-Justine de Newton, non loin de Rigaud.

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