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Mort d’une baleine à Montréal : des hypothèses, mais pas de certitude

L'aileron d'un rorqual surgit à la surface de l'eau dans le port de Montréal.

Le rorqual à bosse était devenu pendant quelques jours une attraction pour les Montréalais.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Radio-Canada

Beaucoup de questions, peu de réponses. Les experts du Centre québécois sur la santé des animaux sauvages et du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM) ne parviennent toujours pas à trouver les véritables raisons qui ont mené à la mort de la femelle rorqual à bosse, dont la carcasse a été retrouvée en juin à l'est de Montréal.

Après une nécropsie effectuée sur la carcasse du rorqual, le rapport publié mercredi retient deux hypothèses pour expliquer sa mort : un traumatisme associé à une collision avec un navire ou une décompensation subite d'un déséquilibre multisystémique secondaire à une exposition prolongée à l'eau douce.

Une baleine flotte sur les eaux, immobile. Près d'elle, deux hommes dans une embarcation.

Une baleine dérive lentement devant l’île Beauregard, à proximité de Verchères.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En entrevue à Tout un matin, Stéphane Lair, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, estime que ce sont en effet les cas de figure les plus probables.

La collision reste toujours une possibilité, mais avec les données qu’on a, on ne peut le confirmer hors de tout doute. L’autre hypothèse est l’effet de l’exposition à l’eau douce pendant un certain temps sur la physiologie de l’animal. Il y avait des lésions cutanées qui étaient plus marquées, qui auraient pu entraîner un certain déséquilibre et causer sa mort.

Stéphane Lair, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal
Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Pourquoi cette jeune femelle s’est-elle aventurée aussi loin hors de son secteur?

Ça va rester un mystère, selon Stéphane Lair. On pense que les jeunes rorquals vont dans certains cas avoir des comportements exploratoires, ils vont chercher de nouvelles aires d’alimentation […] dans certains cas, ça fonctionne, mais d’autres, c’est moins heureux.

Le mammifère a été aperçu la première fois dans les eaux du fleuve Saint-Laurent près de Québec le 24 mai dernier. Il est remonté jusqu’à Montréal, à plus de 500 km des aires d’estivage habituelles des rorquals à bosse, indique le rapport d’incident.

Depuis le 30 mai, il était sous la loupe des experts du RQUMM et son réseau de partenaires et de bénévoles qui le suivaient sa trace.

L’animal est devenu en un temps record une vedette pour les Montréalais, qui se déplaçaient nombreux pour l’observer.

Mais le rorqual a disparu subitement le 7 juin, avant d’être retrouvé mort 48 heures plus tard dans la région de Varennes.

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