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Sanofi va produire 125 millions de doses du vaccin de Pfizer-BioNTech

L'entente entre les pharmaceutiques est conclue après que Pfizer eut annoncé des retards de livraisons touchant plusieurs pays, dont le Canada.

Photo d'illustration montre un flacon portant l'inscription «Vaccin COVID-19» et une seringue à côté du logo Sanofi.

Produire pour un concurrent « est une première », a déclaré mercredi à la radio RTL le patron de Sanofi en France Olivier Bogillot. « L'enjeu n'est pas du tout économique, mais la capacité de les distribuer le plus vite possible ».

Photo : Getty Images / JOEL SAGET

Reuters

Sanofi a confirmé mercredi la conclusion d'un accord avec BioNTech pour aider l'entreprise allemande de biotechnologie à fabriquer son vaccin contre la COVID-19 développé avec l'américain Pfizer et en produire plus de 125 millions de doses en Europe à partir de l'été prochain.

Sanofi et BioNTech ont conclu aujourd’hui un accord aux termes duquel Sanofi prêtera son concours à BioNTech pour la fabrication et la fourniture de son vaccin COVID-19 qui est codéveloppé avec Pfizer, déclare le laboratoire français, dont le propre candidat vaccin avec GSK a pris du retard de développement.

« Sanofi donnera à BioNTech l’accès à son outil de production et à son savoir-faire afin de produire plus de 125 millions de doses du vaccin COVID-19 de BioNTech en Europe. Les premiers lots de vaccins seront distribués par les installations de production de Sanofi situées à Francfort à partir de l’été 2021.  »

— Une citation de  Extrait du communiqué de Sanofi

La mise à disposition de l'usine de Francfort de Sanofi pour le conditionnement du vaccin Pfizer-BioNTech avait été annoncée dès mardi par le directeur général du groupe français, Paul Hudson, dans un entretien au Figaro.

Nous devrions pouvoir fournir plus de 100 millions de doses d’ici la fin de l’année, qui seront destinées à l’Union européenne et donc en partie à la France, a déclaré ce dernier.

Interrogée sur France 2, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a précisé que 15 % de ces doses reviennent à la France automatiquement et peut-être plus si certains pays ne souhaitent pas prendre leurs doses.

On ne paie pas deux fois les vaccins. C'est BioNtech qui va payer Sanofi, a-t-elle ajouté.

Dans son communiqué publié mercredi, Sanofi confirme également qu'il poursuit ses travaux sur deux candidats vaccins, l'un à protéine recombinante en collaboration avec le britannique GlaxoSmithKline (GSK), l'autre à ARN messager en partenariat avec Translate Bio.

Concernant le premier candidat, Sanofi et GSK prévoient le lancement d’une nouvelle étude de phase II en février.

Si les données de cette étude sont positives, une étude globale de phase III pourrait débuter au deuxième trimestre de 2021, avec toujours l'objectif d'une mise sur le marché au dernier trimestre de cette année. Concernant le deuxième, Sanofi prévoit débuter une étude de phase I/II au premier trimestre de 2021.

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