•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Londres impose une quarantaine à l'hôtel pour les voyageurs venant de pays à risque

Le 26 janvier 2021, un Boeing 787 Dreamliner de British Airways survole un hôtel de l'aéroport d'Heathrow, dans l'ouest de Londres.

Le gouvernement britannique envisage, entre autres, une quarantaine en hôtel dédié aux voyageurs arrivant de pays jugés à risque.

Photo : Getty Images / JUSTIN TALLIS

Agence France-Presse

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi imposer une quarantaine à l'hôtel aux résidents du Royaume-Uni arrivant de pays jugés à risque, durcissant ainsi son action pour éviter d'importer des variants potentiellement résistants aux vaccins.

Les voyageurs venant de 22 pays où des variants du virus présentent un risque, comme l'Afrique du Sud, le Portugal et des pays d'Amérique du Sud, sont concernés. Les arrivées de ces pays sont déjà interdites aux personnes ne résidant pas au Royaume-Uni.

Boris Johnson.

Le premier ministre Boris Johnson.

Photo : Getty Images

Nous demanderons à tous les arrivants à qui l'entrée ne peut pas être refusée de s'isoler dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant dix jours sans exception, a annoncé le premier ministre Boris Johnson à la Chambre des Communes.

Ces voyageurs seront pris en charge à l'aéroport et emmenés directement sur les lieux où ils observeront leur quarantaine, a précisé le dirigeant conservateur.

Les personnes arrivant au Royaume-Uni, premier pays en Europe à avoir dépassé les 100 000 morts de la COVID-19, doivent déjà disposer d'un dépistage négatif et observer dix jours de quarantaine.

Cette mesure va moins loin qu'une quarantaine en hôtel pour toutes les arrivées, envisagée mais finalement écartée.

Selon des médias, les voyageurs consignés à l'hôtel devront payer jusqu'à 1500 livres (2624 $) pour l'hébergement et trois repas quotidiens.

Priti Patel

La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel lors d'un point de presse sur la pandémie de COVID-19 à Downing Street à Londres.

Photo : Getty Images / WPA Pool

Des discussions avec des chaînes hôtelières sont en cours, et les modalités seront détaillées la semaine prochaine, a précisé la ministre de l'Intérieur, Priti Patel.

Les contrôles du respect de la quarantaine seront accrus et la présence policière sera aussi renforcée dans les ports et aéroports pour assurer que les résidents britanniques, confinés, ne quittent le pays que pour des raisons exceptionnelles et pas pour des vacances, a-t-elle expliqué devant les députés.

Il est clair qu'il y a encore trop de gens venant et sortant de notre pays tous les jours, a-t-elle ajouté.

Ces nouvelles mesures aux frontières sont nécessaires pour protéger le public et notre programme de vaccination de classe internationale.

Priti Patel la ministre de l'Intérieur

Boris Johnson a aussi annoncé mercredi que la réouverture des écoles, prévue après les vacances scolaires de février, sera repoussée. Elle aura lieu à partir du 8 mars en Angleterre, si l'objectif du gouvernement de vacciner 15 millions de personnes jugées prioritaires, dont les plus de 70 ans, d'ici mi-février est atteint.

Plus de 6,8 millions de personnes ont déjà reçu une dose de vaccin contre la COVID-19.

Après la réouverture des écoles, un déconfinement progressif pourra s'amorcer.

Boris Johnson est accusé d'avoir sous-estimé l'ampleur de la crise au printemps, confiné trop tard et déconfiné trop fortement l'été dernier, ignorant l'avis des scientifiques. Mardi, il a dit avoir fait tout ce qu'il a pu contre la pandémie et a présenté ses excuses pour le terrible bilan qui fait du Royaume-Uni le pays le plus endeuillé en Europe.

À la Chambre des communes, le chef du parti travailliste Keir Starmer a accusé Boris Johnson de lenteur depuis le début de la pandémie : il n'a toujours pas tiré de leçons.

Le chef du Labour réclamait que tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni observent une période de quarantaine à l'hôtel.

Boris Johnson a défendu son bilan, jugeant qu'il n'y avait pas de réponse facile à la pandémie et qu'il avait suivi l'avis des scientifiques.

Sur la BBC, le professeur Calum Semple, membre d'un groupe de scientifiques qui conseillent le gouvernement, a estimé qu'il pourrait y avoir 50 000 décès supplémentaires dus au coronavirus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !