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L’école Greenwood n’ouvrira pas ses portes avant 2023-2024

Vue extérieure de l'école secondaire Greenwood, un grand bâtiment en brique.

L'école secondaire Greenwood appartient au Conseil scolaire Viamonde.

Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Le projet d’école secondaire publique de langue française dans l’est de Toronto va de l’avant, mais le Conseil scolaire Viamonde a annoncé mardi soir que l’établissement ne pourra pas accueillir d’élèves avant 2023-2024.

Lors d'une rencontre d'information virtuelle, le conseil a également indiqué qu’il ne dispose pas des fonds suffisants pour mener à terme le projet présentement et qu’aucune entente à propos de l’utilisation d’un parc dans les environs n’a été conclue.

Plus de 160 personnes ont participé à la réunion. La future école est un projet attendu depuis plusieurs années par la communauté francophone.

Si les participants ont pu observer les plans et les croquis du bâtiment maintenant terminés par la firme d’architecture embauchée par le conseil scolaire, des éléments demandés par certains parents sont toujours manquants.

Notamment un espace de jeux extérieur assez grand pour accueillir les 500 futurs élèves de l’école.

Les représentants du conseil Viamonde ont précisé que des discussions officielles avaient repris à l’automne 2020 avec la Ville de Toronto pour permettre aux élèves d’utiliser le parc Felstead, mais il n'y a toujours pas d'entente à ce sujet.

L’agrandissement du gymnase ainsi que l’aménagement d’une terrasse sur le toit de l’école n’ont pas semblé convaincre tous les parents présents à la rencontre.

Une école sans espace vert, une école où les enfants de 7e et de 8e n’ont pas d’espace pour aller se détendre dehors dans leurs pauses, c’est vraiment inacceptable, a indiqué Michelle Guillot, une mère et une membre de la Coalition des Parents pour une école secondaire de quartier (PESQ) après la présentation du conseil scolaire.

Un avis partagé par Marguerite Shabbas, dont les quatre enfants fréquentent des écoles du Conseil scolaire Viamonde.

Ça me semble être une très belle école, un beau plan, mais il manque un gros élément et c’est une aire extérieure, soutient cette dernière.

Le directeur de l’éducation du conseil a tenu, pour sa part, à rassurer les parents quant à cet élément.

On a bon espoir d’arriver à une entente avec la Ville, estime Martin Bertrand.

Échéance repoussée

Bien que l’école n’ouvrira pas ses portes en 2021 comme annoncé en 2018, le conseil scolaire déposera une demande pour un permis de construction auprès de la Ville dans les prochaines semaines.

Viamonde devra ensuite obtenir l’autorisation du gouvernement pour lancer un appel d'offres afin d'entreprendre les travaux. Ces derniers devaient durer entre un an et demi et deux ans.

Les représentants du conseil scolaire ont demandé aux parents de faire preuve de patience et d'optimisme mardi soir.

De tels projets se complètent parfois au compte-goutte, j'en conviens, a admis M. Bertrand, tout en ajoutant qu’il promettait de tenir la communauté au fait des prochains développements, en plus d’indiquer qu’il espérait que l’école deviendrait un carrefour francophone.

Certains parents semblaient d’ailleurs encouragés par le projet.

Je voudrais souligner que ce projet est un très bon signe et une bonne solution par rapport à ce que l’on a. Nos options sont Scarborough ou Etobicoke, a écrit Alexandre Leclerc dans la section des commentaires de la rencontre virtuelle.

Financement manquant

M. Bertrand n’a pas voulu s’avancer quant au montant manquant pour réaliser le projet.

Le directeur de l’éducation soutient que de tels détails pourraient compromettre le processus de construction de l’école.

Des discussions sont en cours entre le conseil et la province afin de trouver de nouvelles sources de financement.

Environ 25 millions de dollars ont déjà été investis par la province dans le projet.

Le manque d'écoles adéquates a déjà été associé à l’assimilation linguistique dans la communauté franco-ontarienne par le passé.

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