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Le CCFM reçoit un fonds d’urgence de 300 000 $ de la province

L'entrée principale du Centre culturel franco-manitobain

L'entrée principale du Centre culturel franco-manitobain, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Centre culturel franco-manitobain (CCFM) est sorti du pétrin financier dans l’immédiat. Il a reçu un fonds d’urgence de 300 000 $ de la province sur les 400 000 $ qu’il demandait.

On respire un peu mieux. On pourra terminer l’année, continuer à payer les salaires de nos employés, les factures, affirme la directrice générale du CCFM, Ginette Lavack.

Je tiens à souligner que cette somme d’argent nous appuie dans l’immédiat et nous aide à améliorer une situation de crise. Cependant, nous ne sommes pas encore sortis du bois, ajoute-t-elle.

Mme Lavack et son équipe ont appris la nouvelle vendredi. Au début du mois de janvier, le CCFM a sonné l’alarme, dénonçant une situation de flux de trésorerie critique.

Depuis le tout début de notre année financière, la COVID-19 a fait qu’on a dû couper un peu la programmation à la fin mars. Mais c’est l’année financière 2020-2021 qui a été vraiment affectée parce que dès le premier mois, on était dans l’incapacité de générer nos propres revenus : pas d’événements en salle, pas de recettes à la porte, pas de locations de salles, explique Ginette Lavack.

Tout ce qui est demeuré stable c’était dans un premier temps le financement de la province et les autres subventions qu’on reçoit de façon annuelle, ajoute-t-elle.

Par exemple, le CCFM calcule que 100 000 $ en revenu de location de salles ont déjà été perdus. Cette somme fogure dans le manque à gagner total évalué à 400 000 $.

Les recettes ne sont pas énormes. C’est quelque chose qu’il faut revoir et considérer, comment on peut rentabiliser davantage le Centre, parce qu’entre les recettes qu’on génère avec la programmation et la location, c’est pas beaucoup, reconnaît Mme Lavack.

Dans les 2 à 6 ou 8 mois à venir, c’est vraiment là qu’on va commencer à voir c’est quoi l’avenir et comment est-ce qu’on va vraiment s’assurer de la continuité du Centre, poursuit-elle.

Un financement à la traîne

Le CCFM, établi en 1972, a grosso modo un budget annuel de 1,5 million de dollars et tire environ 30 % de ses revenus de son financement provincial.

Rectificartif : une version précédente de ce texte laissait entendre que le CCFM reçoit 1,5 million de dollars de la province, alors que cette somme reflète plutôt son budget total.

L'agence de la Couronne doit rechercher le reste du financement ailleurs, avec des sources de revenus provenant de subventions, de recettes de billetterie, ou encore de la location de salles.

La prochaine année financière sera très très difficile et, en général, il faut vraiment revoir avec la province comment est structuré le Centre et comment on est financé au niveau de la province, soutient Ginette Lavack.

Elle note que les discussions se poursuivent au niveau fédéral par l’entremise de la Fédération culturelle canadienne-française et du député Daniel Vandal.

Nous sommes déterminés à faire valoir nos droits de la francophonie et à régulariser une situation financière, qui n’a pas suivi l’inflation et les besoins structurels du CCFM depuis des années, engendrant ainsi une situation de crise avec la COVID-19, affirme-t-elle.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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