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Quand les techniques de conservation évoluent vers une transformation des écosystèmes

Une nouvelle étude de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) révèle que les pratiques pour protéger certains écosystèmes ont été récemment revues.

Une équipe de scientifiques observe un bébé Albatros.

L’un des projets de l’étude est celui du Pacific Rim Conservation à Hawaï. Des nids et des œufs d’Albatros ont été transposés sur une autre île de l’archipel, où les prévisions climatiques étaient meilleures pour leur survie.

Photo : Lindsay Young

Radio-Canada

La conservation a traditionnellement pour but de préserver la nature dans son état d’origine et d'éviter tout changement ou presque, mais de plus en plus de scientifiques optent pour une transformation de certains écosystèmes pour assurer la survie de certaines espèces.

La migration assistée est un bon exemple de stratégie de transformation qui a des résultats positifs. Certaines espèces d’arbres, par exemple, sont déplacées vers le nord, où le climat semble mieux adapté.

En Colombie-Britannique, l’industrie forestière opte déjà pour des pratiques d'adaptation à différents climats. Toutes les plantations qui sont faites après les coupes forestières utilisent ''l'information climatique'' pour décider quelles semences seront plantées, constate Guillaume Peterson St-Laurent, l'un des auteurs de l'étude de UBC.

Un homme ramasse des branches.

Au Minnesota, les techniques forestières actuelles, telles que la coupe à blanc et la plantation d'épinettes blanches, risquent de devenir non viables sur le plan commercial et écologique. C'est en partie en raison des nombreuses espèces d'arbres provenant du nord qui déclinent dans des conditions plus chaudes et plus sèches, selon l'organisme Nature Conservancy du Minnesota.

Photo : C. Dalbec

Il y a 10 ou 15 ans, la transformation des écosystèmes n'était pas bien vue, car les chercheurs estimaient qu'il y avait énormément de risques à jouer avec la nature et les écosystèmes, explique le scientifique Guillaume Peterson St-Laurent. Toutefois, laisser mère Nature faire son travail ne semble plus être une option.

On se rend compte que si l’on ne fait rien, il va y avoir beaucoup de problèmes dans plusieurs écosystèmes.

Une citation de :Guillaume Peterson St-Laurent, postdoctorant à faculté de foresterie de UBC
Guillaume Peterson St-Laurent dans une forêt regarde au loin.

Pour Guillaume Peterson St-Laurent, il est important d’agir pour protéger les écosystèmes.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Les résultats de ces nouvelles techniques de protection des espèces semblent prometteurs.

Tous les projets qu’on a étudiés ont eu des résultats incroyables, donc il y a beaucoup d’espoir.

Une citation de :Guillaume Peterson St-Laurent, postdoctorant à faculté de foresterie de UBC

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