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L’église Saint-Jérôme de Matane a trouvé un repreneur

Des affiches "à vendre" sont plantées dans la neige devant l'église et installée sur la porte principale de l'édifice.

L'église Saint-Jérôme de Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le conseil de fabrique Cœur-immaculé-de-Marie a approuvé l’offre d’achat de l’église Saint-Jérôme de Matane. Le prix de la transaction sera d’un dollar.

Le nom de l’acquéreur n’a pas été dévoilé, mais selon le président de la Fabrique, Michel Barriault, il s’agit d’un résident de Québec.

M. Barriault ajoute que le promoteur voudrait la transformer en salle de spectacle et en salle de réception. Il voudrait aussi construire des espaces à bureau en plus d’un logement.

Il reste certaines étapes à franchir avant de finaliser la transaction. Par exemple, la vente doit être approuvée par l'Archevêché de Rimouski. La Fabrique doit aussi demander de changer l’inscription au règlement de zonage à la Ville de Matane. Le promoteur doit aussi réaliser une inspection des lieux par des professionnels.

M. Barriault précise que l’entente devrait être signée dans quelques semaines.

Ce qu’il veut faire comme activité à l’intérieur de l’église répond parfaitement aux attentes de la Fabrique, c’est-à-dire de permettre que le bâtiment puisse servir au plus grand nombre de la population de Matane.

Michel Barriault, président, conseil de Fabrique de la paroisse Cœur-immaculé-de-Marie.

Le conseil de fabrique a décidé de vendre l’église du centre-ville de Matane puisque les finances de l’organisation diminuent considérablement. L’église Saint-Jérôme a besoin de travaux majeurs qui étaient estimés 2,1 millions de dollars en 2017. Il coûte entre 10 et 15 000 dollars uniquement pour garder les lieux en bon état, soutient le président.

Dommages au plafond causés par des infiltration d'eau.

En 2017, les travaux de réparation de l'église étaient estimés à 2,1 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Projets refusés

Michel Barriault souligne qu’il y a eu quelques promoteurs qui se sont présentés dans les dernières années pour acquérir l’église construite en 1887 et qui est inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. (Nouvelle fenêtre)

Il y a notamment l'entreprise Inno-3B qui a étudié la possibilité d’implanter des serres verticales.

Intérieur de l'église.

La dernière messe dans cette église a eu lieu le 7 octobre 2018.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le conseil de fabrique avait décliné cette offre parce qu’il considérait entre autres que ce projet n’assurait pas la viabilité à long terme du bâtiment et qu’il ne profiterait plus aux paroissiens.

Installer des serres ici, ce n’est pas au bénéfice de l’ensemble de la collectivité, explique M. Barriautl. À l’intérieur, c’est du crépit qu’il y a sur les murs. Il n’y avait pas d’assurance entre autres d’assurer un contrôle parfait du taux d’humidité à l’intérieur du bâtiment. […] Alors le bâtiment à moyen terme se serait détérioré.

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