•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Saskatchewan annonce la fin du système d’alertes à la naissance jugé discriminatoire

Nouveau-nés dans un centre de néonatalogie.

Six provinces et territoires ont déjà cessé l'emploi du système d'alerte à la naissance. (archives)

Photo : Getty Images

Le gouvernement de la Saskatchewan mettra fin à son système d’alertes à la naissance dès le 1er février.

Ce dispositif demandait aux hôpitaux d’avertir les services sociaux aussitôt qu’un enfant naissait si l’on estimait que les parents mettraient le nouveau-né à risque. Ce dernier pouvait alors être retiré de la garde des parents dès sa naissance.

Une mesure qui nuit majoritairement aux familles autochtones.

La décision de cesser cette pratique découle des recommandations de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ainsi que de celles formulées lors de la Commission de vérité et réconciliation.

De nombreuses inquiétudes avaient également été soulevées par divers partenaires issus des Premières Nations.

Aider les mères à prendre soin de leur enfant est notre priorité.

Une citation de :Gouvernement de la Saskatchewan

Dorénavant, le gouvernement va axer ses actions sur le soutien aux parents, notamment en aidant la mère à avoir accès à des ressources en soins prénataux, en santé mentale ou pour contrer une dépendance.

Une nouvelle qui est accueillie avec joie par l’Assemblée des Premières Nations.

Le système d’alerte à la naissance est basé sur des préjugés racistes envers les parents autochtones, écrit sur Twitter son chef national, Perry Bellegarde.

Il ajoute que des investissements sont nécessaires dans les programmes de prévention et de soutien.

La prévention doit être enracinée dans la culture autochtone et doit être disponible pour les familles tout au long de leur vie : des soins prénataux à l’âge adulte en passant par la naissance et l’enfance.

Selon Perry Bellegarde, la fin du système d’alerte n’est que le premier pas dans la bonne direction. Il souhaite que la réforme du système qu’il juge discriminatoire se poursuive.

Il informe qu'avant la Saskatchewan, plusieurs autres provinces et territoires se sont engagés à mettre fin à cette pratique au cours des deux dernières années : la Colombie-Britannique, le Yukon, l’Alberta, le Manitoba, l'Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario.

Avec les informations de Mercia Mooseely

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !