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L’audience de réponse à l'accusation de l’intrus de Rideau Hall est repoussée

Corey Hurren, portant une casquette et des lunettes de soleil, regarde la caméra.

Corey Hurren fait face à 22 chefs d'accusation.

Photo : LinkedIn

Radio-Canada

L’audience de réponse à l'accusation du réserviste des Forces armées canadiennes accusé d’avoir défoncé les grilles de Rideau Hall l’été dernier est repoussée.

La procureure de la Couronne Meaghan Cunningham dit qu’elle a demandé que Corey Hurren, 46 ans, se présente au tribunal en personne pour enregistrer sa réponse à l'accusation, mais qu’au lieu de cela, il a comparu virtuellement mardi.

L’audience a donc été reportée au 5 février pour que l’accusé puisse être transféré à Ottawa.

Le Manitobain fait face à 22 chefs d'accusation au total, dont 21 sont en lien avec les armes qui se trouvaient dans son véhicule lors de l’intrusion, selon la police. Il est aussi accusé d’avoir proféré des menaces contre le premier ministre, Justin Trudeau.

La police dit que l'homme a défoncé une grille de Rideau Hall le matin du 2 juillet au volant de sa camionnette et s'est dirigé vers la résidence où vivent M. Trudeau et sa famille pendant les rénovations de la résidence officielle de la promenade Sussex.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme que Corey Hurren avait quatre armes en sa possession, dont une munie d'un chargeur illégal.

La famille Trudeau et la gouverneure générale à l'époque, Julie Payette, n'étaient pas sur les lieux au moment de l'incident.

Les policiers ont réussi à parler à l'intrus et à l'arrêter sans violence environ 90 minutes après son entrée par effraction.

Selon un résumé de l’enquête de la GRC, obtenue récemment grâce à une demande d’accès à l’information, Corey Hurren souhaitait faire arrêter le premier ministre pour une série de décisions politiques, notamment de nouvelles restrictions concernant les armes à feu et sa réaction à la pandémie de COVID-19.

Avec les informations de Catharine Tunney

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