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Le G7 condamne la détention « politique » de l'opposant russe Navalny

Alexeï Navalny.

Le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou

Photo : Getty Images / KIRILL KUDRYAVTSEV

Agence France-Presse

Les pays du G7 ont condamné mardi la mise en détention pour des raisons « politiques » de l'opposant russe Alexeï Navalny et réclamé sa « libération immédiate et inconditionnelle », ainsi que celle de ses partisans arrêtés samedi lors de manifestations dans toute la Russie.

Dans un communiqué commun diffusé par Londres qui assure la présidence tournante du G7, les chefs des diplomaties britannique, américaine, française, allemande, italienne, japonaise et canadienne se disent unis dans leur condamnation de l'arrestation pour des motifs politiques et de la détention d'Alexeï Navalny.

Ils se déclarent extrêmement préoccupés par la détention de milliers de manifestants et journalistes pacifiques samedi et demandent leur libération.

La répression violente par les forces de police du droit de chacun à exprimer ses opinions est inacceptable. Ces événements confirment la tendance négative continue consistant à réduire la place accordée à l'opposition, à la société civile, aux défenseurs des droits de la personne et aux voix indépendantes en Russie.

Les chefs des diplomaties du G7, dans leur déclaration
Des policiers antiémeute poussent une foule.

L'arrestation de représentants des médias et de milliers d'opposants politiques de Vladimir Poutine par la police russe a soulevé l'indignation au cours du week-end.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

Alexeï Navalny a été empoisonné à la fin d'août par un agent neurotoxique. Après une convalescence de cinq mois en Allemagne, l'opposant est rentré le 17 janvier en Russie où il a été immédiatement arrêté dans le cadre d'une des multiples procédures judiciaires le visant.

Pour obtenir sa libération, des milliers de personnes se sont réunies samedi à travers la Russie, notamment dans des villes d'ordinaire peu mobilisées. Selon le décompte de l'ONG OVD-Info, près de 3900 protestataires ont été arrêtés et une quinzaine d'affaires pénales, passibles de lourdes peines, ont été ouvertes.

Nous allons continuer à surveiller de près la réaction de la Russie aux appels de la communauté internationale à la libération de M. Navalny, des manifestants et des journalistes détenus arbitrairement, ainsi qu'à une enquête criminelle concernant l'empoisonnement de M. Navalny, avertissent les ministres du G7.

Un premier échange Biden-Poutine

Le nouveau président américain Joe Biden a aussi affiché sa fermeté lors de son premier entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine, malgré un accord de principe en matière de désarmement et les appels de Moscou en faveur d'une normalisation des rapports entre les deux puissances rivales.

Les relations américano-russes sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide, malgré les tentatives de rapprochement infructueuses de l'ex-président Donald Trump.

Son successeur Joe Biden se veut beaucoup plus offensif dans sa stratégie.

Mais paradoxalement, en raison d'un calendrier ultra-serré, ce nouveau chapitre s'ouvre sur une volonté de dialogue : le traité de limitation des armes nucléaires New Start, dernier accord bilatéral de ce genre, expire dans dix jours et Washington avait annoncé dès la semaine dernière vouloir le prolonger.

Le président des États-Unis retirant son couvre-visage.

L'administration Biden veut faire preuve de fermeté avec Moscou.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Selon la Maison-Blanche, les deux dirigeants ont évoqué la volonté des deux pays de prolonger New Start pour cinq ans, et ont convenu de faire travailler leurs équipes de manière urgente pour une extension d'ici le 5 février. Moscou fait aussi état d'un accord de principe à ce sujet.

Outre les traités, le président américain a soulevé les questions qui fâchent.

Il a ainsi réaffirmé notre soutien ferme à la souveraineté de l'Ukraine face à l'agression persistante de la Russie, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

Joe Biden a aussi directement fait part au président russe de sa préoccupation au sujet de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny ainsi que du traitement des manifestants pacifiques par les forces de sécurité russes.

Il a ensuite évoqué, selon sa porte-parole, les ingérences dans l'élection de 2020 aux États-Unis, la récente cyberattaque géante contre des ministères américains, dont Washington a imputé la responsabilité à Moscou, et les informations selon lesquelles la Russie aurait payé des primes à des talibans pour tuer des soldats américains en Afghanistan. Autant de sujets minimisés par Donald Trump, malgré l'indignation générale qu'ils suscitent dans la classe politique américaine.

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