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COVID-19 : deux Premières Nations du Nord de l'Ontario demandent de l’aide

Le bureau du conseil de bande de Constance Lake

La Première Nation de Constance Lake a instauré un couvre-feu.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

La Première Nation de Constance Lake, près de Hearst, et la Première Nation Ginoogaming, près de Longlac, continuent de demander de l’aide dans leur lutte contre des éclosions de COVID-19.

La Première Nation de Constance Lake a déclaré l’état d’urgence jeudi dernier alors que 11 cas de COVID-19 avaient été confirmés dans la communauté depuis le 16 janvier.

Mardi, la communauté comptait toujours neuf cas actifs, dont un cas déclaré lundi soir dans une résidence pour aînés.

De son côté, la Première Nation Ginoogaming a déclaré samedi l’état d’urgence après avoir confirmé un sixième cas de COVID-19. Aucun nouveau cas n’a été confirmé en date de lundi.

Trois personnes munies de masques sont debout près d'une voiture à un barrage routier.

Des barrages ont été mis en place pour contrôler l'accès à plusieurs communautés autochtones.

Photo : CBC / Erik White

Selon le député néo-démocrate provincial de Mushkegowuk–Baie James, Guy Bourgouin, la Première Nation de Constance Lake n’a pas reçu de réponse à une demande d’aide faite dans une lettre qu’il a acheminée au premier ministre Doug Ford.

Il a l’intention de revenir à la charge avec une nouvelle lettre et de faire des appels à des ministres.

Ils veulent faire plus de tests rapides. Il y a aussi le manque d’infirmières et de préposés aux services de soutien personnels. Le personnel commence à être brûlé, affirme le député Bourgouin.

La situation est semblable pour la Première Nation de Ginoogaming.

La directrice de la santé et conseillère Sheri Taylor dit que la communauté a besoin de plus d’infirmières pour aider au dépistage.

Les Premières Nations invoquent aussi la nécessité d’isoler des gens qui ont reçu un résultat positif.

La Première Nation de Ginoogaming suggère par exemple l’utilisation de chambres d’hôtel à Longlac, dans la municipalité de Greenstone.

Un panneau sur lequel est écrit Longlac en lettres blanches

La Première Nation de Gigoogaming est située au sud de Longlac.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu, dit que l’implication des gouvernements fédéral et provincial est nécessaire dans ce cas.

Comme municipalité, on n’a pas les fonds pour commencer à s’impliquer à louer des chambres de motels.

Rénald Beaulieu, maire de Greenstone.

Une vaccination rapide nécessaire, estiment des chefs autochtones

Les Premières Nations Matawa, qui regroupent neuf communautés autochtones du Nord de l’Ontario, dont Constance Lake et Ginoogaming, ont écrit au général Rick Hillier pour demander l'arrivée rapide des vaccins.

Dans un communiqué, l'organisation souligne que les résidents de cinq de ces communautés membres seront vaccinés en priorité pendant la phase 1 du plan de la province, car elles sont isolées.

Constance Lake et Ginoogaming, aux prises avec une éclosion, ainsi que les Premières Nations de Long Lake 58 et d’Aroland sont reliées au réseau routier provincial et ne sont donc pas prioritaires selon ce plan.

Les chefs de ces communautés estiment que les éclosions en cours en ce moment démontrent l’importance de vacciner dès maintenant les résidents.

Le vaccin contre la COVID-19 doit être utilisé dès maintenant là où des éclosions se produisent, affirme le chef de Constance Lake, Rick Allen.

Nos Premières Nations ne peuvent tout simplement pas être comparées aux Premières Nations du Sud de l’Ontario. Nous ne pouvons pas attendre le printemps ou l’automne — nous en avons besoin maintenant.

Rick Allen, chef de la Première Nation de Constance Lake

Nous sommes heureux que les Premières Nations isolées aient reçu des dates précises pour la réception du vaccin de Moderna, a déclaré Dorothy Towedo, cheffe de la Première Nation d’Aroland, près de Nakina.

En raison de l’urgence de la situation dans nos communautés, nous demandons que des dates de vaccination soient fixées pour nos Premières Nations dans un avenir proche, ajoute-t-elle.

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