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Congédié pour avoir dit à une francophone de « revenir lorsqu'elle parlera anglais »

Une famille de cinq devant un arbre de Noël.

Yamama Zein Alabdin et sa famille sont arrivés au Nouveau-Brunswick il y a cinq ans. Ils sont maintenant propriétaires de deux entreprises à Saint-Jean.

Photo : contribution

La Presse canadienne

Un préposé au stationnement de la Ville de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a été congédié mardi parce qu'il aurait dit à une dame qui tentait de contester une contravention en français de revenir lorsqu'elle pourra parler anglais.

Le maire Don Darling a confirmé mardi après-midi le congédiement de l'employé municipal, qui avait été embauché par l'agence fédérale Commissionnaires, qui offre des emplois aux anciens combattants.

Ils sont techniquement employés par l'agence, nous les avons donc informés que cet individu n'aura plus aucun rôle à la Ville, a déclaré M. Darling. Il est très important pour toute organisation, qu'elle soit du secteur public ou privé, d'agir rapidement en cas d'actes de racisme, a soutenu le maire.

Yamama Zein Alabdin avait reçu lundi une contravention de 100 $ pour avoir garé sa voiture dans une zone de chargement, ce qui lui permettait de livrer des marchandises au restaurant familial situé au centre-ville. Une femme qui a été témoin de la scène a publié une lettre sur les réseaux sociaux décrivant l'incident. Mishelle Carson-Roy soutient que la femme essayait de s'expliquer en français lorsque l'employé lui aurait dit de revenir lorsqu'elle pourrait parler anglais.

Yamama Zein Alabdin et sa famille sont originaires de Syrie. Ils sont arrivés au Canada depuis l'Égypte il y a cinq ans. Ces nouveaux arrivants qui travaillent merveilleusement et font de leur mieux pour bâtir une vie ici tout en investissant dans la ville, en donnant aux habitants de Saint-Jean leurs biens et services, et en retour, un membre de votre équipe l'insulte par son ignorance, déplore Mishelle Carson-Roy.

Dans une interview mardi, Yamana Zein Alabdin a raconté qu'elle avait tenté de faire valoir son cas, en français, auprès du préposé. Il m'a dit : "Tu me parleras quand tu pourras me parler en anglais".

Son mari a déclaré qu'elle avait pleuré presque toute la journée, lundi, mais qu'elle était réconfortée par le soutien du public en ligne. Il a aussi précisé que la Ville avait annulé la contravention.

Le maire Don Darling a soutenu qu'il était important d'enquêter rapidement sur l'incident et de traiter cette affaire. C'est inacceptable, décevant, triste, mais d'un certain point de vue c'est une occasion à saisir, a-t-il dit.

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